[EXCLU] « Stop Dancing » : L’injonction manifeste du premier album de Bracco

Bracco. Photos distribuées par Le Turc Mécanique.
Bracco © Le Turc Mécanique.

Bracco, duo parisien post punk, fait partie des groupes rassemblés par le label Le Turc Mécanique. Il nous livre en exclusivité un premier titre de leur premier album, Grave, à paraître le 22 mars : « Stop Dancing ». Écoutez.

Le Turc Mécanique, c’est l’antre d’une idée, d’une grande idée, « une grande idée du punk moderne ». Le label de Jardin, Oktober Lieber ou encore de Tôle froide fêtait récemment son anniversaire, entamant sa huitième année à faire (sur)vivre ce genre musical qui ne fonctionne pas dans les normes.

POV, le premier EP de Bracco, injectait sur toutes les plateformes trois titres introduisant la quintessence de leur projet. Post punk, synth punk, darkwave-electronico garage, la musique de Bracco est tapageuse. Bruyante, grave et hargneuse comme une club-music sombre. Explosivement organique comme un rock frénétique.

Bracco. Photos distribuées par Le Turc Mécanique.
Release party le 22 mars à La Station. En concert le 3 avril à Marseille.

Grave

Leur premier album s’intitule donc Grave, sortie à noter dans les agendas à la date du 22 mars (disponible en précommande). Huit titres, morceaux exutoires cathartiques en réaction aux drames qui ont marqué les vies du duo. Le disque s’appuie sur les talents de Paulie Jan à la réalisation – résident des soirées techno du collectif de la banlieue est parisienne Container, et derrière la console de mix pour Sébastien Forrester, Hyacinthe, BLNDR, AWB

Grave est un album en colère, bruitiste et scrupuleusement inventif. Un album dans la déconstruction des références, la moindre des choses requises quand on porte une étiquette arborant le qualificatif punk. Diction pugnace, voix patibulaire, déclamées en anglais, les chansons nous défient.

Bracco. Photos distribuées par Le Turc Mécanique.
Grave, premier album de Bracco, sortie le 22 mars.

Dans le son introductif, Bracco nous assène « We are people in disgrace, and I can say it on your face« . Le deuxième extrait est autoritairement intronisé « Stop Dancing », et c’est celui qu’on a choisi pour vous présenter l’album.

Stop Dancing

Bracco « don’t want to make [us] people scream and shout« . On se tait et on écoute. « The only thing I need from you is… stop, stop dancing« . Statique. Comme le rythme de la chanson, hypnotisant, lent, autoroute. La voix filtrée est linéaire, les sonorités sont métalliques, les dissonances font leur effet, la batterie est monotone, d’où cette cadence statique, qui insuffle rapidement le mode progressif. Saturé, strident, industriel, organique, apocalyptique. Post punk somme toute.

/ La release de l’album aura lieu le 22 mars à La Station. /

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