« In Human ». Ténèbres métalliques pour l’album d’Oktober Lieber

Crédits : Titouan Massé

Elles avaient asséné le premier coup de poignard en exclu ici avec « The Attaker », machiavélique danse où les ombres se déchaînent. Elles avaient ouvert un peu plus la brèche avec l’urgent « Her Morphology », comme autant de kicks balancés à grande vitesse. Cette fois-ci, le duo Oktober Lieber incarné par Marion Camy-Palou et Charlotte Boisselier déboule avec la totale, son obscur album In Human, et on en sort presque transpirants, le regard hagard.

Incantation métallique, souffle glacé sur nos nuques raidies, les six titres s’enroulent autour de nos corps en soubresauts frénétiques. Les textures y sont multiples et riches, entre techno et synth-wave, tant crissant que frappant. C’est un autre level de maison hantée que nous avons là, où les rythmes nous laissent un goût de sang dans la bouche, où les nappes sonnent comme une dernière messe et où les sons saturés en arrière-plan sont les appels au secours des victimes de ce disque. Laissons nos monstres en liberté.

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