Le festival Positive Education #3 en 5 questions

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Du 8 au 10 novembre, le collectif Positive Education ambiance Saint-Etienne avec une sélection de talents techno à la pointe.

Réputé pour la finesse de sa programmation, le festival Positive Education suscite l’enthousiasme depuis quatre ans. Et il semble que ce n’est pas uniquement pour sa curation artistique, mais aussi pour son état d’esprit bienveillant comme «une main tendue tendue, une vraie invitation», que les teuffeurs et mélomanes noctambules se bousculent en Rhônes-Alpes. Positive Education rassemble des légendes techno, comme Marcel Dettmann, Ninos du Brazil, Volvox, Gesloten Cirkel ou encore Laurent Garnier, et des artistes émergents, de la scène stéphanoise et d’ailleurs. Dans la description de leur événement Facebook, on peut lire«Une fois encore, et plus que jamais avec vous». Une introduction qui claque comme une devise. Alors que la dernière soirée de cette édition promet un big bang foudroyant de sons, Charles Di Falco, co-programmateur de l’événement et moitié des Fils de Jacob, a répondu à quelques questions.

Manifesto XXI – Le festival est réputé pour faire la passerelle entre les styles et les générations d’artistes. Elles sont sur quoi, entre qui/quoi, les passerelles cette année ?

Charles Di Falco : Cette année c’est aussi au niveau l’état d’esprit, par exemple sur la scène de Manu le Malin, c’est un fond de punk qui passe. Sur la scène le jeudi, y a l’artiste A Strange Wedding. Notre objectif c’est de créer des liens, des familles. Faudrait qu’on développe ce mot passerelle c’est peut-être plus une “toile”. Dans la programmation, il y a toujours des artistes de légende qui sont là depuis une génération, et des artistes qui viennent d’émerger.

C’est quoi tes chouchous de la programmation de cette année ?

On kiffe tous les artistes qui passent, c’est compliqué sur place pour savoir ce qu’on va aller voir. Dans les émergents tout récents il y a Katzele, Gil.Barte un artiste lyonnais… Anatolian Weapons, c’est quelqu’un qu’on est en train de monter et qu’on adore. Ok, Giant Swan, moi c’est mon chouchou du festival, et c’est en train de bien monter en Angleterre.

Positive Education restera-t-il toujours à Saint-Etienne ?

Pas du tout. Enfin, la base sera toujours à Saint-E, l’édition principale. Mais on a pleins de potes là-haut à Paris et il y aussi d’autres territoires comme Athènes, Lisbonne, Düsseldorf, avec qui on a des gros liens de coeur en musique. Je ne te cache pas qu’on aimerait aller y faire un tour.

C’est quoi le paysage sonore de la région ?

Un peu compliqué, y a toutes les pattes en Rhônes-Alpes. Lyon et Saint-Etienne sont très différents. J’aime pas ce mot mais c’est très « éclectique ». Le son de Lyon n’existe pas vraiment en fait. Autant dans les années 2000 à Grenoble il y avait quelque chose, et sur Saint-Etienne ça commence et c’est important pour nous de faire participer le territoire.

Comment on fait pour conserver son ambiance quand on est un festival qui grandit ?

Faut se rappeler ce qu’on est, c’est pas compliqué. Nous c’est la DA qui mène le projet, c’est ce qui fait la différence et qui fait aussi qu’on galère. Ce n’est pas l’économique qui gère les choses, et c’est toute la différence. On fait la musique qu’on aime, on travaille aussi en tant qu’artiste, on bosse avec nos potes, c’est une source d’information permanente.

L’événement Facebook

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