La vague Blu Samu

C’est entre deux essayages de vêtements que nous avons rencontré Blu Samu alias Salomé Dos Santos, rappeuse, compositrice et interprète belgo-portugaise de 23 ans qui fait ses premiers pas sur la scène française. Originaire d’Anvers mais faisant désormais partie de la scène bruxelloise, Blu a rapidement fait de nouveaux adeptes grâce à son mélange de hip-hop et de soul. On pourra la retrouver au Pete the Monkey Festival (12 au 14 juillet 2018) et le 19 juillet lors de la Jeudi OK x Fils de Vénus. La vague Blu arrive et vous n’êtes pas prêts !

Manifesto XXI – « I Run » n’est pas ton premier clip, mais l’impression qu’il dégage c’est qu’il s’agit véritablement de toi. Est-ce que l’on peut dire qu’il s’agit un clip autobiographique ?

Le clip a été réalisé par Laura Van Haecke, et la rencontre a été assez improbable.  Elle m’a approchée après un concert, et elle m’a dit directement qu’elle voulait faire un clip pour la chanson « I Run ». Laura m’a expliqué qu’elle a eu un coup de foudre. On s’est rencontrées pour parler un peu plus du projet et au fur et à mesure qu’elle me racontait comment elle voyait « I Run », je comprenais que ce dont elle voulait parler c’était vraiment de ma vie. Laura est arrivée par elle-même à cette idée, alors je me suis dit pourquoi ne pas directement montrer pourquoi je l’ai écrite cette track, et d’en faire quelque chose d’autobiographique. 

Dans quelques jours tu sors un nouvel EP ? Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

C’est un EP composé de 6 titres. Et il est assez important car ce sont des tracks que j’ai essentiellement faites en déménageant à Bruxelles avec les gars du 77. Et c’est moi qui expérimente, et qui sont beaucoup plus proches du son que je veux avoir. Une collaboration et une production avec que des mecs ! 

Est-ce que selon toi c’est compliqué d’être une femme dans le milieu du rap ?

Je n’ai jamais remarqué cette distorsion faite par les médias et surtout par les gens qui sont en dehors de la scène bruxelloise – je ne parle pas des autres scènes. À Bruxelles il n’y a jamais rien eu contre les femmes, et moi je n’ai jamais senti qu’il fallait que je fasse plus que les hommes ou que j’avais quelque chose de plus à prouver. Ça influe émotionnellement que je sois une femme, mais ça ne change rien à mon travail. Le seul endroit où tu vois que je suis une femme c’est dans mes chansons, parce que je parle de choses que je vis, mais je pense que tout le monde peut se retrouver dans mes textes.

Une tournée en France de prévue ?

Je suis tellement heureuse de pouvoir venir en France et montrer ce que je fais. J’ai enfin l’opportunité de venir en France, je serai au Pete the Monkey et à la Jeudi OK x Fils de Vénus le 19 juillet. Je tente ma chance ici pour voir si les Français peuvent aimer Blu. Je connais les Belges, les Portugais mais pas du tout les Français donc c’est un challenge pour moi et ça me donne des papillons dans le ventre. Il n’y a pas que Romeo Elvis en Belgique, il y a le 77,  il y a Martha, Miss Angel, tout plein de talents en belge, et dans un an il y aura une nouvelle vague belge, et vous n’êtes pas prêts !

Sur scène, comment te prépares-tu ? Quelle image donnes-tu à ton public ?

Ça ne fait pas très longtemps que monte sur scène alors je suis encore un peu maladroite dans les transitions par exemple. Et puis je stresse énormément, à chaque fois je me sens vulnérable et j’ai toujours ces papillons dans le ventre lorsque je suis sur scène. Je me sens encore jeune lors de mes concerts, mais ce n’est pas grave et au moins je suis honnête. Tout est spontané, je n’ai vraiment pas l’habitude de monter sur scène.

Tous les jours je ne m’habille pas comme sur scène, c’est ma meilleure amie qui m’habille et c’est elle qui désormais est ma styliste. Si tu as une belle sape, tu es forcément plus confiant, et ça m’aide du coup quand je suis sur scène et un peu stressée. Je suis pas très fan du shopping en général, du coup je fais entièrement confiance à Livinia.

Salomé rêve de quoi et Blu rêve de quoi ?

Salomé elle rêve d’être en bonne santé et heureuse, d’avoir une famille, d’être maman à 27 ans grand maximum. Et elle rêve surtout de pouvoir grandir et aimer. Blu c’est un peu plus différent, elle rêve de conquérir le monde et d’avoir l’opportunité de faire ce qu’elle veut mais surtout ce qu’elle aime.

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