2018. Les 10 projets musicaux à suivre absolument

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Bien que nous soyons déjà résignés à douze mois de Roméo Elvis et Angèle non-stop dans les Inrocks, qui lâcheront sûrement une couverture-portrait de famille aux alentours du mois de mai, d’autres choses se passeront dans l’hexagone que nous vous recommandons de suivre de près.

Notre année 2018 en dix projets musicaux émergents.

L’Impératrice

Grande attente autour du premier album de sa Majesté, machine à tubes inexorable. Sortie le 2 mars de Matahari sur le label Microqlima.

Bagarre

Après avoir squatté tous les festivals possibles et conquis le cœur des Parisiens en quête de sensations fortes, le quintet dévoilera son premier album le 23 février et fera son dépucelage de la Cigale le 10 mars.

Oklou

Deux ans d’attente autour du nouvel EP d’Oklou, dont l’esthétique do it yourself, qualifiée à tort ou à raison de « post-internet », avait marqué les esprits et inspiré d’autres projets similaires. Après une sortie avec Casey MQ en cette fin d’année, son nouveau projet The rites of may suscite de vives curiosités.

Coucou Chloé

Dans la même veine qu’Oklou, Coucou Chloé est le condensé musical et visuel de ce que l’internet wave a engendré ces deux ou trois dernières années. Il serait sans doute réducteur de cantonner ce projet à un effet de mode, mais il est vrai que la conjoncture stylistique lui est plutôt favorable.

Safia Bahmed-Schwartz

Féminisme et empowerment seront les maîtres-mots de 2018, pour parachever l’indignation et les hashtags de cette fin d’année 2017. Qui d’autre que Safia Bahmed-Schwartz pour nous guider ? Incisive, sans tabous et prometteuse, en atteste sa dernière sortie de clip pour « Sight », c’est avec impatience que nous attendons la suite de son rap chuchoté dans son prochain EP.

Catastrophe

L’engouement suscité par le collectif déconstructiviste Catastrophe ne cesse de grandir. Déjà comparés au Dada par Technikart, les intellos de la scène indé apportent l’espoir (ou bien le désespoir romantique) d’un monde où le langage regagnerait son importance (ou bien la perdrait une bonne fois pour toutes). Vous n’avez pas bien saisi ? Nous non plus tant le concept est vaste. L’album La nuit est encore jeune fournira sûrement des éléments de réponse. Sortie en janvier.

Hyacinthe

2018 année du baptou fragile ? En tout cas, encore une année de rap poétique avec des noms qui se démarquent comme celui de Hyacinthe, membre du collectif DFH DHB, avec L.O.A.S. et Krampf. Sorti en septembre, son premier album Sarah promet de bien tourner.

.dxf

Avec Keygen, un premier EP au spleen aussi élégant que contagieux, bâti d’un tetris audacieux de sonorités urbaines, pop et électroniques, la trap mélancolique de .dxf est d’une sensibilité rare. Un projet à suivre tant il est subtilement dans l’air du temps.

Lëster

« Être émo, c’est être triste pour rien » dit Lëster, qui pourtant arrive à exorciser le mal-être profond de l’adolescent qui se cache en chacun de nous. Une sensibilité et une douceur qui se démarquent, dépourvues de toute niaiserie et empreintes d’onirisme. Un beau coup de cœur pour ce garçon, lui aussi issu de la vague internet. Le 14 décembre il sortait son troisième EP, Wings.

Distractions

Distractions, fruit de l’association de l’ancienne Jackie Palmer, Sandra Nicolle, et de Quentin Postel, est indéniablement le projet qui a le plus retenu notre attention dernièrement. Avec un premier live persuasif à la forte tension émotionnelle au Pop Up du Label, le groupe se démarque par la poésie saisissante des textes, l’authenticité émouvante des productions et une présence scénique affirmée. Tout juste naissant, Distractions est à suivre avec la plus grande attention. De quoi remettre la barre très haut dans les tendances musicales actuelles.

Digression à l’international, deux noms ont particulièrement retenu notre attention.

Smerz

Tout d’abord le duo norvégien Smerz, composé de Henriette Motzfeldt et Catharina Stoltenberg, adepte d’une électro vaporeuse puisant dans le r’n’b. Leur premier album Oh my my va séduire les aficionados de sons et esthétiques DIY.

Clairo

L’Américaine Clairo, chanteuse de chambre lo-fi, a déjà mis une petite claque à la scène internet internationale avec son tube « Pretty Girl », prouvant une fois de plus que l’époque est à la spontanéité. Buzz totalement involontaire, comme souvent d’ailleurs sur la toile, Clairo n’a pas fini de faire parler d’elle.

En bonus, d’autres noms à ne pas négliger :

Lothar, formé par Benoît (chanteur, auteur de Grand Blanc) et Nathan (ingénieur du son de Bagarre, Grand Blanc, Pépite), accompagnés sur scène par Mus (batteur de Bagarre et de Fantomes). Sortie du premier EP très bientôt.

Johan Papaconstantino, excitante découverte gréco-française qui ouvre la voie au spleen méditerranéen avec son EP sensuel Contre-Jour.

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