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« The Fall » d’Alexi Shell, un conte féministe où les sirènes ont le pouvoir

« The Fall » d’Alexi Shell, un conte féministe où les sirènes ont le pouvoir

The Fall Alexi Shell
Le week-end, de temps en temps, la rédaction de Manifesto XXI met en avant un clip récent qui l’a marquée, avec un mot de la réalisatrice ou du réalisateur. Ce vendredi 13 janvier, on vous propose le clip « The Fall » de Alexi Shell réalisé par Florent Augizeau.

Dans une ambiance extra-terrestre, nichée dans une bulle noire mouvante, liquide, entre le cuir et le pétrole, naît la figure Alexi Shell. Le premier clip du morceau « The Fall », tiré de l’album Sirens à paraître courant mars, a été tourné dans les paysages ruraux islandais, que l’on imagine entre deux volcans en éruption et la cabane d’enregistrement de Björk. Il s’inspire d’un conte co-écrit avec la directrice de publication et co-fondatrice de Manifesto XXI, la journaliste Coco Spina.

L’affection particulière pour les figures oniriques est le point de départ, mais aussi paysages islandais, chers à Lola Margrain qui a travaillé la photographie du clip avec le réalisateur Florent Augizeau, comme l’explique Alexi Shell :  « La Sirène devait être omniprésente dans l’histoire. J’avais également demandé à Florent de s’inspirer du conte que j’avais co-écrit avec Coco Spina. A cette même période, Lola qui a fait les images du clip aux côtés de Florent, passait beaucoup de temps en Islande et nous a proposé de la rejoindre pour tourner le clip là-bas. Et tout a pris sens. Ils avaient tous les deux imaginés des paysages à la fois lunaires et marins, et l’histoire que Florent avait écrite ne pouvait que coller avec les paysages de l’Islande »

L’Islande donc comme terrain de jeu de la productrice à la croisée de la techno, l’ambient et la pop expérimentale. Elle s’incarne en héroïne hybride d’une épopée contemporaine : « Le personnage que j’incarne passe par différents états : la douloureuse sortie de l’eau, qui nous rappelle la souffrance mais aussi la volonté de devenir humaine, comme dans le conte de La petite sirène. Les autres plans suivent les paroles et poussent à croire que la sirène vient aussi sur terre pour accomplir la mission des mythes, noyer les hommes, envoûter, dominer. Elle se transforme petit à petit et gagne en force, sa combinaison l’aide à supporter l’air extérieur, comme s’il était toxique. C’est un conte féministe où les femmes/sirènes dont on a peur reprennent le pouvoir. »

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