Dans un monde trop peu politisé et trop souvent frileux, les membres du collectif étudiant Caélif ont pris les devants et ont décidé cette année de pimper la scène queer festive pour concilier militantisme et expérimentation : Pimp My Queer est né.

Non-mixité ou pas ? Comment choisir ?

Inspiré-e-s par la Wet For Me, la Kindergarten, la Kidnapping et la Jeudi Ok qui leur ont permis d’observer la création d’ambiances et la mise en avant de nouveaux talents, la relève étudiante de la nuit parisienne est désireuse de monter des soirées LGBT+ et d’offrir des espaces inclusifs et safe ; en réponse à des soirées qui n’ont de queer que le nom. Cybèle, membre de l’organisation, et maîtresse de cérémonie de la deuxième Pimp My Queer, se confie : « Les actes unsafe peuvent aussi arriver en non-mixité : nous, on mise sur la pédagogie et sur l’affirmation de nos valeurs militantes, on n’est pas là pour ménager les gens. Lorsque l’on est témoin de comportements inappropriés, on intervient et on encourage les personnes à libérer la parole et à être solidaires entre eux-elles.

On mise sur la pédagogie et sur l’affirmation de nos valeurs militantes, on n’est pas là pour ménager les gens.

2édition, 2bougie. Jeudi 19 juillet, la Java était le théâtre de la première scène ouverte Pimp My Queer proposant visibilité aux baby queens, baby kings et baby clubkids. L’équipe de Pimp My Queer connaît les enjeux et la portée politique du clubing et en conséquence leur dessein est de mettre en avant des DJ et des performeur-e-s engagé-e-s dans les luttes queer et/ou féministes dans un espace safe mais surtout d’encourager la création et l’expérimentation des jeunes queer.

La première soirée qui s’est déroulée en mars, était ainsi axée sur l’idée de réunir un line-up de DJ engagé-e-s et de créer une soirée safe inclusive en présentant notamment des stands Maison Chérie, À Nous La Nuit ou encore Sexosafe.

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L’équipe de Pimp My Queer connaît les enjeux et la portée politique du clubing et, en conséquence, leur dessein est de mettre en avant des DJ et des performeur-euse-s engagé-e-s dans les luttes queer et/ou féministes dans un espace safe ; mais, surtout, d’encourager la création et l’expérimentation des jeunes queer.

Caélif prend le temps de souffler un peu cet été et pense déjà à la prochaine édition. Cybèle ajoute : « On a déjà une line-up qui se dessine avec des DJ qui vont nous faire vibrer et on a commencé à contacter des baby performeur-euse-s talentueux-ses pour la prochaine scène ouverte. » 

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