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Mansfield.TYA dévoile son chant d’amour dans le clip « L’Acqua Fresca »

Mansfield.TYA dévoile son chant d’amour dans le clip « L’Acqua Fresca »

Mansfield.TYA - Manifesto XXI
De temps en temps les week-ends, la rédaction de Manifesto XXI mettra en avant un clip récent qui l’a marquée, avec un mot de la réalisatrice ou du réalisateur.

Le duo Mansfield.TYA dévoile la suite du clip « Auf Wiedersehen », avec « L’Acqua Fresca » qui revient sur les prémices de cette histoire : une religieuse vêtue de blanc découvre un bagne éloigné du monde, sur une île nommée Maldoror, où se perdent les esprits des prisonnières qui ont été condamnées pour avoir touché à un amour défendu. « Je vis d’amour », les chants d’amour retentissent à travers les parois austères et là dans ce rêve coloré malgré la pénombre froide et solitaire des cellules, les amoureuses s’évadent pour se retrouver, étreintes, pour peut-être la dernière fois.

Le mot du réalisateur, Nicolas Medy :

L’envie première c’était d’écrire une suite au précédent clip, avec le même casting et la même équipe. Finalement c’est un préquelle. On retrouve la mère supérieure Helena, encore jeune religieuse. Je me raconte qu’elle vient offrir la confession et le pardon aux condamnées à mort, que c’est sa première rencontre avec elles. 
L’idée de rendre hommage au film de Jean Genet m’est venue quand j’ai découvert que Mansfield avait créé une bande sonore pour le Chant d’amour. Ça a été un déclic autour duquel tout s’est écrit ensuite. Ça allait avec les paroles de la chanson qui évoquent le tatouage, la prière, le silence et le refrain que j’entends comme une litanie. Avec le Chant d’amour sont venus naturellement Querelle de Fassbinder et le clip de Cargo de Nuit d’Axel Bauer. Et puis tout ce qui m’accompagne à chaque film : les années 1980, à Londres, celles du mouvement New romantic, des nuits du Blitz Club, les débuts du punk, Jordan Mooney et un artiste, Derek Jarman, qui est probablement le cinéaste qui m’inspire le plus. Son travail de fusion des références d’époque, la Renaissance anglaise notamment et du contemporain est souvent aussi pour moi un point départ. Ça va avec la musique de Mansfield, que je trouve hyper romantique, mais un romantisme froid, d’acier et acéré.

Avec « L’Acqua Fresca » Nicolas Medy dévoile une nouvelle fois des images sublimes, laissant planer une mélancolie en sursis sur ce bagne imaginaire et fantaisiste.

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Image à la une : ©Laurens Saint Gaudens

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