Transvocalités 2/4, le corps et son écho : entretien avec Lyra Pramuk

Dans Transvocalités, notre chroniqueur Charles Wesley se demande comment la subjectivité, notamment dans la pop indépendante, à l’ère de la musique assistée par ordinateur, s’incarne au sein d’hybridations musicales qui participent à émanciper l’individu des normes de genre. Aussi comment la voix, sujette à des transformations, habite des espaces dans les musiques électroniques actuelles. 

Lyra Pramuk naît en Pennsylvanie et grandit en chantant dans des chorales. Petit à petit elle va créer un monde intérieur profond et complexe alimenté par Internet, dans le contexte de sa petite ville natale, présageant sa vision des mondes numériques comme des extensions de notre conscience incarnée, libérée des conventions et des connaissances acceptables. Aujourd’hui, Lyra vit à Berlin. Décrite comme folk futuriste, sa musique fusionne le classicisme vocal à des sensibilités pop, et s’inspire de la culture club. Ses performances scéniques lui permettent de maintenir en mouvement ses expérimentations sonores, portées par son corps. Au tout début de la pandémie, elle sort son premier opus chez Bedroom Community, Fountain, sur lequel sa voix, traitée électroniquement, est le seul matériau. Fountain a été salué par la critique et désigné comme l’un des plus importants disques expérimentaux de 2020. Un an après, fin 2021, Lyra Pramuk présente Delta, une compilation de réinterprétations de Fountain sur laquelle elle invite de nombreux·ses artistes à s’approprier ses sons et à transformer ses morceaux en des potentiels inépuisables. À l’occasion du cycle des Transvocalités, on l’a rencontrée pour parler de la puissance de la voix et de son rapport à la technologie, des questions liées à la transidentité dans la musique, de comment elle a traversé la fermeture des clubs et aussi de ses projets en cours. 

Manifesto XXI : Salut Lyra ! D’abord, qu’est-ce que les Transvocalités capturent, selon toi ? 

Lyra Pramuk : Tout de suite me viennent à l’esprit les vocalités transhumaines. Pas nécessairement les voix humaines manipulées par les moyens de la technologie, plutôt le son de la construction, des technologies elles-mêmes comme voix. Les bips des horloges, les sons des téléphones, des aéroports, les sons technologiques qui ont été faits par des designers sonores pour exister socialement dans le monde. Aussi des sons qui n’ont pas forcément été conçus et qui trouvent une forme de vocalité dans les espaces dans lesquelles on interagit. 

C’est ça qui me vient. C’est l’espace dans lequel je sens que je travaille, plus qu’un environnement « musical », je suis très inspirée par les bruits, comme les percussions, les sons qu’on ne qualifierait pas traditionnellement comme vocaux. 

Depuis la sortie de ton premier album Fountain en 2020, tu as tourné en Europe et aux Etats-Unis. Comment perçois-tu rétrospectivement ton album maintenant que tu l’as joué et performé devant une plus large audience ? 

Je suis toujours en tournée en Europe et aux États-Unis cette année (rires). (Lyra Pramuk jouera à Nantes à l’occasion du Festival Variations, le 23 avril prochain). 

Je viens de la performance et j’ai toujours pensé Fountain comme une expérience live et un album. Je savais déjà comment je le vivrai live, comment je le sentirai sur scène. Ça été une part de mon parcours d’être avec cette musique qui reste thérapeutique pour moi. C’est quelque chose qui me tient. J’ai écrit cette musique pour me porter. C’est pour moi et j’espère pour les autres un rituel pour guérir, quelque chose que je peux leader et exposer aux gens. Iels peuvent y être engagé·e.s, canaliser cette énergie qui circule à travers mon corps.

Ce show me prend où que je sois, c’est comme une méditation, et ça l’est toujours. S’il y a bien quelque chose qui m’a surprise, c’est comment ce projet a grandi, comment ce chaos a grandi hors de moi. C’est devenu beaucoup plus intense que ce que j’avais imaginé sur scène, et ça c’est intéressant. Je veux dire vocalement intense, énergétiquement vraiment intense, jusqu’à ce que je pense avoir trouvé une limite dans la manière d’éprouver ce show, et il continue d’évoluer. 

Écrire de la musique commerciale de manière saisonnière ne m’intéresse pas. C’est une chose avec laquelle je voulais vivre longtemps et je vis encore avec, donc (rires).

Ce show me prend où que je sois, c’est comme une méditation, et ça l’est toujours

Après deux ans – ou même plus, depuis que tu as commencé à composer – tu es toujours heureuse de l’explorer ? 

Oui, même si c’est un moment spécifique dans le temps… Je suis aussi autre part, je travaille sur d’autres projets maintenant, mais c’est toujours une chose que j’apprécie, dans laquelle j’ai investi du temps, et qui pourrait être comme un document solide, que je pourrais chérir, que je pourrais continuer à apprécier chanter. C’est toujours le cas. 

Fountain est sans paroles, basé uniquement sur tes performances vocales et ses manipulations électroniques, comment envisages-tu le futur de ta musique après ça ? 

Je garde mes visions proches de mon cœur. Je ne parle pas beaucoup de ça, et je n’éprouve pas la nécessité d’en parler aux autres. Je pense que c’est important de laisser bourgeonner les idées au plus proche de soi. Il y a un danger à parler beaucoup du travail, en ce sens que ça peut le tuer avant même qu’il ne soit apparu. Donc je suis sensible à ça. J’ai beaucoup d’idées, mais rien dont je puisse parler dans une interview publiée pour le moment.  

Delta, sortie en septembre dernier, est une compilation de ré-interprétations de Fountain, qui comprend des collaborations avec Eris Drew, KMRU, Ben Frost, Caterina Barbieri et plus encore, comment ce projet s’est-t-il réalisé ? 

J’ai toujours trouvé ça fun d’avoir un disque post-moderne acapella, pour pouvoir ensuite le recontextualiser. Ce qui m’a beaucoup inspirée dans la musique électronique, ce sont les paires. Donc ça fait sens, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. 

Et ayant moi-même travaillé avec ces différents acapellas vocaux (ceux de Fountain), et connaissant leur abstraction, je me suis dit qu’il y avait là beaucoup de potentiel, et je suis super contente du résultat. J’écoute toujours ces tracks, tout un monde que je n’aurais jamais pu créer seule. Il y a tellement de générosité et Delta est plein d’esprit. Les personnes qui ont contribué ont connecté avec les matériaux de Fountain, ce qui a rendu la musique dévotionnelle. Et c’est révérencieux, très beau, je suis très reconnaissante et fière de ce projet parce qu’il faut du courage pour donner à d’autres artistes ses propres sources sonores, et c’était un peu effrayant pour moi au début. 

Mais fondamentalement, j’ai quelques amis à qui je voulais demander, puis j’ai demandé à d’autres personnes que je voulais impliquer et c’est venu comme ça. Je sélectionne maintenant certains morceaux de Delta pour mon live, donc ce dernier est devenu un mix de Fountain et Delta. C’est une amalgamation des deux. 
J’imagine que, si je peux parler de quelque chose à venir, sans parler en détail d’idées et de processus qui me sont chers et qui sont encore jeunes, je pourrais parler de comment ce dernier disque, Delta, a construit un pont vers la collaboration et une forme de communauté à partir d’un album, Fountain, très solitaire et privé. Et je pense que mon travail va continuer dans ce sens. Il impliquera plus de personnes, parce que je pense que c’est important de travailler ensemble, comme un impératif culturel et sociétal. Fountain était pour moi une manière de trouver mon équilibre, de déterminer qui j’étais musicalement ; maintenant je me sens plus confiante pour collaborer, ce qui est formidable.

Je pense que c’est important de travailler ensemble, comme un impératif culturel et sociétal.

Lyra Pramuk
Couverture de Delta, Lyra Pramuk, 2021 (Bedroom Community)

On l’a vu ensemble au début, les Transvocalités sont pour toi autant les voix que ce qui les imite, ou des proto-voix, voix insoupçonnées qui, le deviennent par association, par hasard et nous entourent. Dans ta musique, on perçoit  que la frontière se brouille entre acoustique (voix) et électronique (techniques d’amplification, logiciels, traitements synthétiques, etc.). Est-ce qu’on pourrait imaginer Lyra Pramuk composer sans sa voix ? Pas pour s’aliéner, mais comme un challenge musical, un potentiel. Par exemple, est-ce que pour toi ça serait possible de trouver ta voix hors d’elle-même, dans des signaux électroniques, la synthèse, le timbre de différents instruments, et comme tu l’évoquais au début, dans les bruits ?  

Je pense que j’explore déjà ça, j’ai toujours eu des affinités pour certains sons, pour certains modes de traitements. C’est ce qui fait bourgeonner le monde sonore dans lequel je travaille. Je suis aussi en train de composer une pièce pour instruments en ce moment. Des instruments acoustiques avec des outils électroniques, et c’est intéressant parce que ça sonne vraiment comme moi. (rires)

C’est différent quand je travaille avec autre chose que des enregistrements de voix. Il y a une distance en plus. La voix humaine enregistrée, c’est tellement intime, que quand tu enlèves ça, il y a une distance qui s’installe. 

Organiquement à propos de développement, je serai moins encline à complètement changer de procédé. J’aime construire des mondes lentement, de manière à développer et tracer les choses. J’aime l’idée d’un code génétique, un fractal constamment en train de fleurir. Je suis moins encline aussi, même si j’aime voir les gens le faire, à switcher de style, et changer radicalement. Genre « je vais utiliser cette boîte à rythme vintage maintenant ». Mais cela n’empêche pas que j’explore beaucoup, je suis futuriste et ouverte à différents timbres, clairement. 

Revenons à ta voix. Tu expérimentes en simultané le feeling du club et des compositions ambient, néo-classiques. On a fait face à la fermeture des clubs et fait l’expérience de beaucoup moins d’interactions sociales ces deux dernières années ; comment cela a-t-il affecté ta façon de composer et de performer ta musique ? 

Mon studio est chez moi maintenant. J’étais nerveuse de ne pas avoir accès à mon studio parce qu’au début de la pandémie, je ne pouvais pas y aller, c’était trop loin de chez moi et risqué. Une heure de train avec des gens malades, je me suis dit, plus jamais ça. Ça change beaucoup de choses quand tu travailles chez toi, c’est un environnement différent.

Avec les clubs fermés, toute la stimulation sociale que j’avais a disparu. Je suis encore sous le choc, de ne pas avoir eu ça pendant si longtemps. Je pense que je serai sous le choc pour le restant de mes jours. Les clubs seront pour moi différents maintenant. Je ne dis pas que je n’irai plus, mais cette période a laissé des traces dans nos corps et nos cerveaux ; ça ressemble à un trauma. 

Je sortais tout le temps avant, pour aller écouter de nouvelles musiques et pour la ressentir, être présente à ça, c’est une grande part de ma recherche en tant que musicienne.

Donc je suis revenue à mes bases depuis le début de la pandémie, j’ai un piano, j’y joue beaucoup, je pense à la musique plus posément, basée sur l’acoustique. C’est comme ça que je traverse ces moments, c’est venu naturellement. Et ce matérialisme physique, le piano, le chant, c’est une zone réconfortante où aller pour moi en temps de crise. Pour revenir à mon corps. C’est comme ça que j’ai commencé à faire de la musique, l’ordinateur est venu après.

Mais je passe aussi beaucoup de temps à produire, c’est automatique, ouvrir l’ordinateur, et retravailler avec l’électronique. J’ai fait une pause avec ça pour un temps, et c’est cool parce que ma manière de produire a évolué maintenant. C’est facile d’être bloquée dans une façon de faire, dans des processus, encore et encore, et être genre : « C’est ça que je fais, c’est ça que je fais, c’est ça que je fais… ». Je pense qu’avoir eu une interruption forcée a pu engendrer de la créativité. Bien que je n’ai pas été forcée, mais comme beaucoup de musicien·.nes à qui j’ai parlé depuis la première année de la pandémie, je n’avais pas envie de travailler sur de la musique, j’étais trop anxieuse. Mais à présent, bizarrement, je me sens revigorée par tout ça. 

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Comment est-ce que tu navigues la scène électronique contemporaine en tant que personne trans ? As-tu envie de mettre un sujet en lumière pour nos lecteur·ices ?

Une chose intéressante c’est que, bien qu’il y ait beaucoup de salariés très sympas, techniciens sons et staff aussi, j’ai tout de même eu quelques expériences à travers les années où je provoque certaines réactions chez certains hommes. Ils sont attirés par moi, et après, je ne sais pas, ils ne savent plus quoi faire quand ils m’entendent chanter, et que ma voix ne sonne pas comme ce à quoi ils s’attendaient, ou je ne sais pas quelles sont leurs raisons. Mais j’ai eu des confrontations avec des gens refusant de… enfin beaucoup de tension. Ce qui arrive à beaucoup de femmes trans. Mais dans un contexte de travail, j’ai dû apprendre à gérer sans émotion et faire le job. 

Pour être honnête j’anticipe que cela peut arriver de temps en temps. Je dirai que ça n’arrive pas souvent, mais occasionnellement. Et quand je suis face à un comportement agressif de la part d’une personne de l’équipe de production, maintenant je sais gérer. J’ai juste à être claire avec les gens si ça arrive, et à ce moment- là il faut qu’iels laissent leur bagage persos à la porte parce qu’on doit mettre un show en place. 

Malheureusement, c’est comme ça, être une personne trans. Je veux dire que mon travail n’est pas intéressé par le dépassement. Je peux être intéressée par le dépassement dans d’autres parties de ma vie, mais mon espace pour faire de l’art c’est un endroit pour être complètement libre. Les personnes trans tiennent un miroir à chacun·.e et je pense que ça peut engendrer des situations où des personnes peuvent se sentir confrontées à leur propre honte, leur propre conditionnement. Comme être autorisé·e à être fluide dans leur genre, où le type de conditionnement que les enfants traversent dans l’adolescence, quand iels apprennent les rôles genrés et, à quel point ils sont strictes. Et je pense que quand les gens voient des personnes trans libres, iels refont l’expérience de la honte de la conformité de genre qu’iels ont appris lorsqu’iels étaient plus jeunes.

Je sais quand ça arrive, et lorsque ça tourne à l’agression, à l’abus, je n’ai aucune patience pour ça. Tolérance zéro. Je sais ce qu’il se passe, mais ça ne me concerne plus, c’est à iels de dealer avec ça. 

Sinon, je ne sais pas ce que c’est d’être une personne cis dans l’industrie de la musique (pause). Oh je sais, mais c’était quand j’étais dans l’industrie de la musique classique, quand j’étais encore un mec, avant ma transition. Tout était si simple pour moi à ce moment-là. Quand j’y étais, en tant qu’homme dans la musique classique, j’avais le sentiment que les choses pouvaient venir plutôt facilement à moi si je le voulais. Alors que maintenant je sens qu’en tant qu’artiste trans qui veut faire de la musique, il y a des pressions à avoir une perspective. Mais personne ne devrait avoir à travailler pour exprimer sa valeur. Je pense que tout le monde a de la valeur. Mais j’ai l’impression que beaucoup d’artistes issu·.es des minorités doivent exprimer pourquoi iels comptent. Ça fait partie du marché, c’est le jeu qui est demandé aux artistes de la minorité. Et ça met du temps pour s’adapter à ça aussi. J’ai une perspective très différente aujourd’hui qu’il y a 5 ans quand j’ai commencé. 

Que recommanderais-tu à quelqu’un·e qui veut créer et s’émanciper par le ton de sa voix, et par des moyens électroniques ? 

C’est une grosse question. Il y a un sujet très spécifique, celui de comment tu utilises les muscles de la voix. Il y a un désir pour les personnes trans de croiser leur corps et leur identité de genre par leur voix. Pour les personnes trans féminines de sonner plus féminines vs pour les personnes trans masculines de sonner plus masculines. Je dirai que ça, c’est pour des besoins quotidiens. Mais dans un contexte artistique, la voix est pour moi un outil de jeu et d’exploration. On peut utiliser la voix comme un instrument et faire tout ce qu’on veut avec. Et elle ne représente pas seulement l’aspect libérateur de l’émancipation, pour moi c’est plutôt affaire de puissance, de matérialité. D’essayer de faire sonner la voix comme d’autres sons puissants. Que ça soit un très beau son aigu, ou le son d’un synthétiseur, ou la faire sonner comme une percussion ou que sais-je.  La puissance matérielle quantifiée en décibels et en hertz. Comme quand tu enregistres, tu vois à quel point le son de la voix est puissant, tu vois le spectre sonore, tu sais qu’elle peut avoir la même puissance matérielle que la musique électronique. C’est un endroit passionnant. J’ai regardé un documentaire sur l’autotune, et ça a ouvert une porte : la voix devient un instrument dépersonnalisé dans un sens, mais en même temps elle reste aussi très humaine, c’est comme un objet cyborg hybride.

Donc jouer et prendre du plaisir, et le point de vue sur son identité et sa voix peut être tellement différent selon chacun·e. On cherche différentes choses avec la technologie. Je pense que c’est cool d’être très ouvert·e et d’expérimenter, d’être diligent·e, et de trouver ce qui te fait du bien à toi. Et ça pourrait être tellement de choses. Je suis si curieuse d’entendre comment les artistes trans et queers, on va continuer à pousser la voix, le concept de la voix, parce que c’est une intersection particulière, de traiter la voix par les ordinateurs, c’est très fructifiant, il y a tellement à découvrir. L’impulsion personnelle pour les artistes trans, spécifiquement pour trouver notre voix, est très aidée par la technologie. Et chacun·e a une perspective différente sur ce que cela veut dire. Ce qui est très bien, et la technologie va continuer à évoluer, s’améliorer et devenir de plus en plus cool.

Donc mon conseil c’est : trouve ta voix, soit joueur·euse, trouve de la force dans ta voix, à travers la manipulation de la technologie. Le rendu n’est pas important, ce qui est important c’est que les artistes trans trouvent de la force dans leur voix, exploitent le potentiel de la technologie pour trouver leur empouvoirement, pour transformer. Et cela peut sonner de tellement de façons.

Cette année tu présentes un projet appelé Echoluminiscence au Sonar à Barcelone en juin, est-ce que tu peux nous dire ce à quoi on peut s’attendre ?

Vous pouvez vous attendre à une expérience audiovisuelle. Ça devrait être très organique, intime et l’ensemble comme généré de mon propre corps, ou du moins en avoir l’impression. Un organisme cybernétique qui émane du cœur d’une sorte de machine. C’est d’après cette envie d’avoir un complément visuel à cette sensualité transcendantale du monde sonore. On est toujours en train de développer, et tester. Donc je suis excitée de voir à quoi cela va ressembler à Sonar. Mais je suis sûre que ça va être trop beau.

https://lyrapramuk.com/

Image à la une : Lyra Pramuk par Joseph Kadow

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