Von Bikräv. Le sans-pitié du frapcore

VON BIKRÄV - Clothes Barbie

Von Bikräv est le dj producteur qui cogne avec le frapcore. Vous connaissez ? C’est ce doux mélange entre rap et hardcore, ça pique un peu mais on sait que vous aimez ça. Habitué des soirées hip hop, il a écumé les clubs et les bars avant de proposer sa vision de la musique. A la fois brut et rythmé, c’est un choc lorsque l’on entend ce mélange. Il s’est passé presque 20 ans avant d’arriver à la naissance d’un nouveau genre musical

Manifesto XXI – Quelles sont tes influences musicales ? Tu écoutais quoi plus jeune ?

Von Bikräv : J’ai une énorme culture hip hop mais ce qui me plaisait plus jeune c’était la dance et la danse machine. Mes goûts ont évolué par la suite, j’ai eu ma période house et notamment ghetto house qui est le mélange de hip hop et de musique électronique. Ce que j’aime c’est de la musique électronique hip-hopisante.

A quel moment tu t’es dit « et si je mélangeais rap et hardcore » ?

Par hasard ! (Rires). En vrai je produisais déjà du juke, du ghetto house. Avec cette club musique mélange de hip hop et d’électronique, tu t’éloignes un peu du mc, tu fais ton propre morceau, et il n’appartient qu’à toi.

Comment travailles-tu ?  

Je veux pirater la scène du rap français ! Mélanger deux genres qui n’ont jamais été mélangés ensemble. Et on a évolué en même temps que la technologie. Tu mixes sur vinyles, puis sur cassettes, clé usb etc.  Toutes ces avancées nous ont permis d’évoluer encore plus vite.

D’où vient ton nom ? Quelles ont été tes premières soirées en tant que DJ ?

Il y a eu un soir où je commençais à faire des sons hardcore avec un pote, j’étais ivre et je tenais à trouver un nom franco-hollandais. J’ai trouvé que Von Bikräv sonnait parfaitement pour ce que je recherchais. Les premières fois où j’ai mixé c’était dans les bars, je jouais de la house, quand les gens étaient un peu ivres en fin de soirée et qu’ils commençaient à danser dessus. 

Comment jongler entre ton travail de dj et une passion pour la fête ? 

Les Casual Gabberz, dont je fais partie, c’est une énorme bande de potes. Il y a pleins de gens qui gravitent autour, pour en citer quelqu’uns il y a Fatma Pneumonia, ou Aergab, avec qui on partage tous un amour de la fête. D’un certain type de fête. 

On a tous eu une grande époque de sorties quand on était plus jeunes. Moi j’ai été fasciné par les djs et les clubs. Je me retrouvais en club avec mes amis, c’était juste pour la déconne au départ. Et puis à partir d’un moment j’ai commencé à sortir solo pour vraiment aller voir ces artistes.  La première fois que je suis allé voir un live seul c’était celui de Robert Hood. Personne ne voulait venir (rires)

VON BIKRÄV – Lucie Hugary

La scène hardcore parisienne ne peut plus se passer des Casual Gabberz. Il y a eu un véritable engouement et pour cette musique et pour cette manière de vivre le club. Qu’en penses-tu ?

On ne le capte pas du tout, on ne s’en rend pas compte. Casual Gabberz date d’il y a 4 ans tandis que moi, par exemple, je suis arrivé il y a pas si longtemps. Avant d’être un label c’était un collectif. Quand j’ai intégré le groupe, c’était le moment où ils voulaient aller plus loin. C’est un peu étrange comme sentiment, parce que ça fait un moment que je fais du son et puis on sait que tout peut évoluer, maintenant c’est cool mais peut-être que demain ce sera autre chose.

L’espace safe, on en parle un peu ? C’est quoi une soirée bien pour vous ?

On a pu voir ce qu’était un espace safe en allant au 25 ans de Thunderdome, là bas c’est le Disneyland du clubbing. L’organisation est incroyable, tu fais jamais la queue, les gens sont bienveillants ensemble. Et puis dans les soirées hardcore les meufs ne se font pas trop emmerder, on y va tous avec cette envie d’écouter de la musique. C’est pas une musique de couple, tu ne viens pas pour choper.

T’aurais l’air vraiment con si t’essayais de te frotter à une meuf quand elle danse le hakken.

Est-ce qu’il y a une prochaine collab’ de prévue ? Ou peut-être une soirée que vous aimeriez faire ?

Sur l’Arc de Triomphe comme DJ Snake. Blague à part, j’aimerais bien. Ce qui nous plairait vraiment, c’est d’être reconnus sur les scènes originales de Hollande, parce que là on est un peu les trublions de la France avec les Casual Gabberz.

Aux Pays-Bas, le gabber est un mode de vie 

Et alors, toi tu danses un peu le jumpstyle ou le hakken ?

Vite fait le début et après je m’arrête ! 

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