Nyokobop 2023 : un voyage sonore en 5 jours, 5 dates, 5 lieux

Pour sa 5ème édition, le festival Nyokobop propose une nouvelle formule intense : 5 dates, sur 5 jours, dans 5 salles de Paris. Du 14 au 18 novembre, on y écoutera la crème des musiques contemporaines hybrides issues des quartiers et des clubs à travers le monde, de l’afrobeat nigérian au reggaeton féministe en passant par du rnb autotuné.

Depuis plusieurs années, le festival parisien porté par Le Hasard Ludique célèbre la diversité des musiques contemporaines issues de territoires trop peu représentés sur nos scènes. Singeli, neo-perreo ou électro chaabi, pop ou expérimentales, Nyokobop cherche à pour en finir une bonne fois pour toutes avec le concept problématique de « musique du monde », en donnant à voir la richesse du paysage musical mondial.

Cette année, le format est plus intense que jamais : du 14 au 18 novembre, l’événement réunit 5 dates dans 5 lieux différents de Paris, avec des concerts live mais aussi des soirées club. L’ouverture aura lieu à La Gaîté Lyrique avec l’artiste dominicaine Yendry, influencée par la pop rnb des années 90 autant que la musique latine traditionnelle ou la gqom, et le rappeur Sadandsolo, installé à Bruxelles, qui mêle des drums trap à une autotune harmonieuse. Le lendemain, mercredi 15 novembre, on continue de surfer sur une vibe soul et rnb à Petit Bain : l’artiste nigérian Nonso Amadi, basé au Canada et qui a sorti cette année son premier album, partagera le line-up avec la « rockstar panafricaine » Lady Donli et son jazz alternatif high life.

Le Hasard Ludique accueille à domicile le jeudi 16 novembre, pour une soirée co-curatée avec la plateforme Mahalla, qui promeut les scènes d’Asie du Sud-Est et d’Afrique du Nord. Au programme : le mahraganat, un genre d’électro né dans les quartiers populaires du Caire qui croise rythmiques locales égyptiennes et rap autotuné, de l’artiste, dj et productrice cairote El Kontessa. Les Tunisiennes Koast et Badiâa Bouhrizi seront aussi à l’honneur, avec leurs productions envoûtantes dans lesquelles résonnent leurs influences méditerranéennes, africaines et orientales.

Enfin, deux nuits club clôtureront la semaine dans la transe et la sueur. Vendredi 17 novembre, c’est à La Machine du Moulin Rouge qu’on ira danser sur le neo-perreo et le reggaeton des queens du genre que l’on ne présente plus, La Zowi et Ms Nina, et les dj sets du crew JetLag. L’événement s’achève (et nous achève) avec une programmation techno expé le samedi 18 à La Station : le duo d’origine ouïghoure None Sounds y livrera ses boucles acides et ses beats ralentis aux inspirations mystiques. Kampala fera aussi résonner son énergie avec le groupe Nihiloxica, dont le dernier album est sorti fin septembre, et le collectif d’artistes et dj subversif·ves Anti-mass, qui milite pour faire de la place aux queers, femmes et autres minorités.

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Image à la Une : © Chloé Grienenberger

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