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Drag, afro ou électro : A quelle soirée Night Embassy irez-vous en 2020 ?

Drag, afro ou électro : A quelle soirée Night Embassy irez-vous en 2020 ?

Fort de son succès à Berlin, le label Night Embassy, dédié au soutien de talents de la scène nocturne, s’invite à Paris pour quatre soirées gratuites en 2020.

Lancé cet automne, le programme de Night Embassy repose sur un principe simple : laisser une totale carte blanche à des acteurs de la nuit locale. A Berlin, l’équipe de curation était composée de Lutz Leichsenring membre la Berlin Club Commission, la DJ Linnea Palmestål ou encore Dimitri Hegemann, le fondateur du mythique club Tresor.

Le lancement de l’édition parisienne avait lieu jeudi 28 novembre à la Station, avec Jennifer Cardini en tête d’affiche de la soirée. Le casting de curateurs compte quatre personnalités haute en couleur, chacun.e représentant une scène bien spécifique. Retour sur les quatre visions de la fête qui s’exprimeront l’année prochaine.

De gauche à droite : Marion (PWFM), Christine Kakaire (Night Embassy Berlin), Cheetah (TrapAfrica), Dorion (Je t’aime party), Rosemary (DRAGUE) © Thomas Smith / @the_party_diary

La richesse des scènes afro à l’honneur, par Marina de Trap Africa

Née au Cameroun, Marina a d’abord crée le media Black Square pour contrer la vision faussée de la créativité afro, notamment sur les scènes francophones. Un constat qu’elle résume avec malice : « Fela Kuti c’est très bien, j’écoute à la maison, mais il s’est passé des choses depuis. » Effectivement, et Marina fait partie de celleux qui se mobilisent avec passion pour les scènes afro-caribéennes et afro-descendantes, avec ses activités de DJ sous le nom de Cheetah, de beatmaking et avec l’organisation des soirées Trap Africa.

Cheetah © Thomas Smith / @the_party_diary

Au bonheur du kitsch avec Dorion, fondateur des Je t’aime party

Personnage de dandy au grand cœur, Dorion règne sur le Rouge Pigalle les jeudis soirs. Producteurs de musique le jour, il se transforme en maître de cérémonie la nuit et déclare sa flamme à son public de fêtards lors des Je t’aime party. Chez Dorion, tout le monde est le bienvenu, dans la joie et la bonne humeur. Les queens et les vogueurs occupent une place particulière dans son cœur et sur la piste. Il invite chacun.e à « venir le cœur léger et les narines propres » s’enivrer des joies de la danse et d’euphorie partagée.

© Thomas Smith / @the_party_diary

DRAGUE, les nuits de mode sauvage et engagée par Rosemary

Styliste anglaise passée par une grande maison de couture, Rosemary est une squatteuse revendiquée. De la vie alternative, elle tire une philosophie qui l’a amenée elle a créée les soirées DRAGUE et DRAGUE DEUX pour se moquer du monde de la mode, mêler les arts et bien sûr rendre hommage à la culture drag qu’elle admire : « La recette pour une bonne teuf ou une bonne marque, ça doit vraiment être une énergie viscérale. » Ses derniers défilés, présentant des pièces de mode durable, ont eu lieu à l’Amour et au FDP.

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© Thomas Smith / @the_party_diary

Ondes de choc pour mélomanes pointilleux, les nuits de Marion de PWFM

Fondatrice de PWFM, la webradio des jeunes talents et de PWFM SYNC, Marion rassemble depuis 2015 une communauté d’auditeurs à la pointe des nouveautés sonores. Cette rentrée, elle est aussi devenue secrétaire de Technopol, l’association de promotion des musiques électroniques. Une prise de responsabilité supplémentaire qu’elle souhaite orienter en faveur de « la visibilité et le soutien des femmes dans l’industrie des musiques électroniques ».

Jennifer Cardini © Thomas Smith / @the_party_diary
© Thomas Smith / @the_party_diary
© Thomas Smith / @the_party_diary

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