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Festival JERK OFF 2020 : l’urgence de défendre la création, à corps et à queer

Festival JERK OFF 2020 : l’urgence de défendre la création, à corps et à queer

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La 13ème édition du festival pluridisciplinaire Jerk Off, se tiendra du 10 au 20 septembre 2020. Une édition marquée par un contexte où les corps les plus fragilisés, dont ceux des artistes se situant à l’intersection de références et d’imaginaires hors de la norme dominante, ont été encore plus durement impactés par la crise du coronavirus.

Pour cette rentrée placée sous le signe de l’incertitude, Jerk Off se renouvelle, tout en conservant son ADN résolument engagé sur les enjeux des diversités de genres et de sexualités. Principalement axée sur la performance, la programmation du festival fait dialoguer pendant dix jours arts vivants et arts visuels au Point Éphémère, au Carreau du Temple, au Centre Wallonie Bruxelles et dans l’espace urbain. Après les difficiles mois du confinement, Jerk Off nous invite à nous constituer à nouveau en collectif, forme qui a historiquement marqué la création queer. Artistes et spectateur·ices sont invité·es à créer un espace de création sensible et militant commun. 

(Pro)Créations collectives

On retrouvera cette dimension collective avec le spectacle Mercures présenté le 11 septembre au Point Éphémère par le groupe de danseur·ses et performeur·ses SUZANNE, faisant des corps un espace d’écriture au sens littéral, et de rencontres. Dans Ielle était une fois, les membres du collectif paillettes, qui rassemble créatures drags et queer, proposent au jeune public une séance de lecture performée le 13 septembre. Le travail des mots se poursuivra avec le collectif RER Q, “réseau d’autriX allié.e.s autour de textes / manifestes queer / crus / cul” qui présentera (RE)PRODUIRE le 19 septembre.

Les duos d’artistes s’hybrident dans des créations fortes, avec Rose Hérésie, premier volet de « Ton Odeur » par Marie Millon et Elodie Petit présenté le 18 septembre à 20 heures au Point Éphémère. Durant cette même soirée, on retrouvera Rébecca Chaillon, aussi présente dans RER Q, avec l’artiste comédienne féministe Sandra Caldéran dans Gouineraie, pour “montrer comment féminisme et gouinerie peuvent sauver la vie”

Les marges au centre

C’est en seule en scène que la comédienne et metteuse en scène Garance Bonotto veut dé-phallocentrer le pénis, à grand renfort de références à la culture internet et au mash-up (à voir le 17 septembre au Point Éphémère). Hélène Barrier, artiste écoféministe vient quand à elle créer du collectif autour de son œuvre, le vivarium minotore, dans lequel le public pourra parcourir le labyrinthe de son processus créatif au Centre Wallonie-Bruxelles. 

Si Jerk Off promeut des créations ancrées dans notre monde, c’est pour mieux en dénoncer les systèmes de domination et révéler une multiplicité de possibles dans les façons de l’habiter. Or, habiter l’espace urbain, dans une ville souvent hostile aux corps minorés, reste une épreuve quotidienne. Avec leur “rando queer” au départ du parc de La Villette Anthony Marlaud et Thibaut Lecront proposent d’explorer « les limites du genre tout en exerçant les corps » le 20 septembre. Enfin, espace de partage et de célébration, le festival expose la singularité des corps et identités queer capturés par la photographe Marie Rouge au Point Éphémère.

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Image à la Une : Mercures, Suzanne ©Ayka Lux

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