Art contemporain. 10 artistes à suivre en 2018

Alice Guittard numéro 3, 2017
Alice Guittard numéro 3, 2017

Alice Guittard

Pourquoi on la suivra avec attention :

Ses émulsions photographiques sur marbre nous avaient ravi.e.s lors de l’exposition du Prix Emerige à l’automne 2017. Elles lui auront également permis de préparer en 2018 son premier solo show, à Istanbul, au gré d’un deuxième prix glané lui ouvrant les portes d’une galerie internationale. On a hâte d’y découvrir ses projets à venir, déroulant à chaque fois une narration nouvelle, liée à des rencontres, ou un environnement – ici, la ville turque – pour prendre des formes toujours mouvantes, pluridisciplinaires et littéraires.

Par delà ses sujets, C’est l’expérience-même de l’exposition qu’Alice Guittard questionne et module. Chacune d’elle devient ainsi une double expédition : celle de l’artiste, géographique ou allégorique, à son origine ; celle du spectateur, narrateur malgré lui de cette « réalité encadrée mais pas limitée ».

Où la trouver en 2018 ?

  • A Istanbul, donc, et plus précisément la galerie The Pill
Alice Guittard, Anatomie de l'errance 2017 © Rebecca Fanuele
Alice Guittard, Anatomie de l’errance 2017 © Rebecca Fanuele
Alice guittard, gasherbrum II, 2017
Alice guittard, gasherbrum II, 2017
Alice Guittard, Slow fall in the Appalachian forest, 2015
Alice Guittard, Slow fall in the Appalachian forest, 2015
Alice Guittard, Hola Vefur Loð, 1% d’arbres en Islande, 2012, video, 10'
Alice Guittard, Hola Vefur Loð, 1% d’arbres en Islande, 2012, video, 10′

Mathieu Merlet Briand

Pourquoi on le suivra avec attention :

Prenant les big data pour medium, Mathieu Merlet-Briand extrait ce matériau brut d’internet pour en créer des matérialisations tangibles, hybrides, sculptures et toiles dont la forme presque classique contraste avec cette matière virtuelle. La qualité plastique de ses oeuvres autant que sa connaissance fine du sujet, lui ont déjà permis d’exposer en France et à l’étranger, Moscou et Genève notamment, et l’on ne s’étonnerait pas d’entendre avec insistance son nom cette année.

Où le trouver en 2018 ?

  • À l’exposition collective Digi-Poésie à la Galerie Under Construction, Paris, du 30 janvier au 24 février
  • à l’exposition collective « What about 2222? », au FDP, Paris, du 21 janvier au 8 Février
  • Au sein de la galerie nomade d’Alexandra de Viveiros, à Paris en Mars, puis Bruxelles en Avril
  • Au CaCN de Nîmes, en Juin
  • Au Festival Kerkenah #01 en Tunisie, en Août
Mathieu Merlet Briand, Our cloud are in the #air, 2017
Mathieu Merlet Briand, Our cloud are in the #air, 2017
Mathieu Merlet Briand, #Iceberg, 2017
Mathieu Merlet Briand, #Iceberg, 2017
Mathieu Merlet Briand, Environment, exhibition view, solo show, 2017
Mathieu Merlet Briand, Environment, exhibition view, solo show, 2017

Edgar Sarin

Pourquoi on le suivra avec attention :

Insaisissable, il avait raflé le Prix Emerige 2016, en presque inconnu, avec une oeuvre conviant le spectateur perspicace à faire une découverte gothique, loin, très loin du white cube. Au Collège des Bernardins, il disséminait des séries d’objets, invitait chaque semaine un échantillon de population à en imaginer les possibles, pour n’en publier le compte-rendu que dans un siècle. Edgar Sarin est un artiste à part, et il semble surtout n’avoir qu’effleurer les potentiels d’une oeuvre tant minimale que maximaliste, faisant fi des cadres spatiaux et temporels de l’exposition.

Où le trouver en 2018 ?

  • Jusqu’au 28 février à la Galerie Michel Rein, Paris,  pour son exposition personnelle
  • Jusqu’au 4 février pour une seconde exposition personnelle au poétique titre « Ici : symphonie désolée d’un consortium antique  » au Centre de Création Contemporaine Olivier Debré à Tours
  • Et on vous jure qu’on aimerait bien savoir pour le reste
Edgar Sarin, Un minuit que jamais le regard, là, ne trouble, exhibition view, Collège des Bernardins, Paris 2017
Edgar Sarin, Un minuit que jamais le regard, là, ne trouble, exhibition view, Collège des Bernardins, Paris 2017
Edgar Sarin, Un minuit que jamais le regard, là, ne trouble, exhibition view, Collège des Bernardins, Paris 2017
Edgar Sarin, Un minuit que jamais le regard, là, ne trouble, exhibition view, Collège des Bernardins, Paris 2017
Edgar Sarin, 1512988500, 2017
Edgar Sarin, 1512988500, 2017

Bérénice Lefebvre

Pourquoi on la suivra avec attention :

On est attiré par le regard dé-constructeur qu’elle porte sur les espaces urbains et on a particulièrement apprécié son travail lors du salon APPROCHE en novembre 2017. Porté par ses recherches et ses rencontres artistiques, son travail évolue vers de plus en plus d’interdisciplinarité (sculpture, création sonore) et de questionnements sociaux. En résidence à la Villa Belleville avec l’écrivaine Etaïnn Zwer, elles travaillent ensemble sur l’écriture d’un manifeste urbain et féministe, position politique toujours nécessaire comme nous rappelle l’année qui commence.

Où la trouver en 2018 ?

Bérénice Lefebvre, SITES I Paris Nord-Est, 2017
Bérénice Lefebvre, SITES I Paris Nord-Est, 2017

Bérénice Lefevbre, Patterns / Abstract machine, 2016
Bérénice Lefevbre, Patterns / Abstract machine, 2016

Soufiane Ababri

Pourquoi on le suivra avec attention :

Il avait été l’une des évidences d’un Salon de Montrouge brouillon l’an passé, où l’on avait pu découvrir ses bedworks. Dessinés allongés, à même son lit, cette série d’œuvres à l’homoérotisme discret nous avait laissé-e-s pantois-e-s. L’intersectionnalité qui caractérise son travail, traversé par l’homosexualité tant que le post-colonialisme, aura plus que jamais de pertinence en 2018.

Où le trouver en 2018 ?

  • Lors de l’exposition collective Weekends, à la New Galerie, Paris, du 11 au 14 janvier 2018
  • Au MILF Project, exposition collective à l’Espace Témoin, Genève, du 17 mai au 10 juin
  • Au salon du dessin contemporain, du 13 au 17 décembre à Montpellier
  • Pour son solo show à E-10 27 art center, Berlin, en Octobre et Novembre
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016
Soufiane Ababri, Bedwork, 2016

Lauren Coullard

Pourquoi on la suivra avec attention :

Entre un coup de pinceau sinueux et un univers aux références oniriques et historiques diverses et entrainantes, le travail de Lauren Coullard nous réjouit toujours par sa profondeur à l’apparente simplicité. Avec son solo show Break(Feast) en 2017 à la scénographie composée comme l’intérieur d’un bol de céréales, elle démontrait la force d’une pensé artistique qui englobe son décor, et elle nous laissait sur notre faim…

Où la trouver en 2018 ?

  • Pour Benefit à DOC ! le 11 mars (avec une Tombola !)
  • Au Salon de Montrouge du 28 avril au 22 mai 2018, commissariat d’Ami Barak et Marie Gautier
  • L’exposition Black Sheep, au Bar clandestin, la Saussaye, Saint Nicolas des Bois – project space qui ouvrira l’été prochain…
  • Un projet d’expo à suivre avec la Galerie Lily Robert courant 2018
  • Une collaboration annoncée avec CODE South Way d’Emmanuelle Luciani et Charlotte Cosson
  • Et une prochaine publication pour une édition d’artiste en collaboration avec l’artiste poétesse Rosanna Puyol
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017
Lauren Coullard, Break(Feast), exhibition view, solo show, Silicon Malley, 2017

Alexandre Bavard

Pourquoi on le suivra avec attention :

Issu du street art, Alexandre Bavard en a tiré le graf comme geste chorégraphique, point de départ de deux performances, Bulky et Noos. Ses performances dansées, jouées tant dans les rues de Paris qu’au Palais de Tokyo l’an passé, nous ont fasciné. Par delà la symbolique d’un vêtement équivoque, Bavard convoque, sans vouloir provoquer, une symbolique cultuelle et culturelle. Il fait s’interroger le public sur son malaise initial, tour de force tant politique qu’esthétique. Ses multiples projets en 2018, de New York à la Tunisie, n’ont pas fini de nous surprendre.

Où le trouver en 2018 ?

Alexandre Bavard, NOOS#2, 2017
Alexandre Bavard, NOOS#2, 2017
Alexandre Bavard, NOOS#1, 2017
Alexandre Bavard, NOOS#1, 2017
Alexandre Bavard, BULKY, 2016
Alexandre Bavard, BULKY, 2016

Raphaël Faon

Pourquoi on le suivra avec attention :

Collaborant très souvent avec Andres Salgado, son travail était entre autres présenté au festival Hors Piste au Centre Pompidou, à la Foire Internationale du Livre de Bogota, et à l’exposition Attaches à la Cités des Arts en 2017. Toujours en proie à l’actualité, il questionne directement les images médiatiques en mêlant archives et nouvelles technologies. On découvre aussi ses talents d’écrivain à travers une nouvelle collaboration avec les Éditions Extensibles, en attendant la suite !

Où le trouver en 2018 ?

  • Du 25 janvier au 1er février, pour l’exposition Sur la page, abandonnée vol. 2 Au Lieu, espace des Éditions Extensibles – et dans l’édition éponyme
  • À travers la publication des actes du colloque «Pour une typologie de la reprise des archives» annoncé pour le printemps 2018 !
Raphaël Faon Andres Selgado, Les forces de l'ordre, 2017
Raphaël Faon Andres Selgado, Les forces de l’ordre, 2017
Raphaël Faon Andres Selgado, Les forces de l'ordre, 2017
Raphaël Faon Andres Selgado, Les forces de l’ordre, 2017

Violaine Lochu

Pourquoi on la suivra avec attention :

Explorant le langage et les voix, entre espèces, histoire et individu, voilà qu’elles en deviennent son matériau plastique privilégié ! Performeuse de talent et penchée vers l’expérimentation sonore, on l’avait déjà remarqué un peu partout en 2017 du Salon de Montrouge à Jeune Création, DOC ! ou le MacVal. L’année 2018 s’annonce avec autant de succès et une nouvelle exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain de Clamart pour nous confirmer son talent.

Où la trouver en 2018 ?

  • À partir du 27 janvier 2018, Hypnorama, exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain Albert Chanot de Clamart
  • Du 24 janvier au 15 mars, l’exposition du prix AWARE en duo avec Vera Molnar, invitation de Géraldine Gourbe, aux Archives Nationales à Paris
  • Ses performances le 16 janvier au Jeu de Paume dans le cadre de l’exposition Souterrain d’Ali Kazma, le 10 février au Centre d’Art Contemporain Albert Chanot et le 11 février au FRAC Champagne Ardennes
  • Et encore jusqu’au 26 mai pour l’exposition collective Et, toujours, ils tiennent le monde, Galerie de la Scène Nationale Le Granit à Belfort

Violaine Lochu, Animal Mimesis, 2016
Violaine Lochu, Animal Mimesis, 2016
Violaine Lochu, Animal Mimesis, 2016
Violaine Lochu, Animal Mimesis, 2016

Jingfang Hao & Lingjie Wang

Pourquoi on les suivra avec attention :

À la fois conceptuelles et poétiques, leurs œuvres héritent d’inspiration minimaliste mais surtout de la profondeur de leur culture chinoise et du taoïsme. La beauté calme et envoutante de leurs travaux nous a séduite en 2017, à la Biennale de Lyon ou encore au 104 où on peut toujours les voir. On attend donc avec impatience leur exposition personnelle pour mieux comprendre les profondeurs de leur travail.

Où les trouver en 2018 ?

  • Encore en 2018 : Les faits du hasard au 104 Paris jusqu’au 4 mars
  • Objectif Terre au Muée Barrois, Bar-le-Duc jusqu’au 11 mars
  • Abattre les murs, régionale 18 à la Kunst Raum Riehen, Basel jusqu’au 19 janvier
  • Et à partir du 27 janvier 2018, La lumière n’existe pas, exposition personnelle à la Galerie Anne-Sarah Bénichou
Jingfang Hao & Lingjie Wang, Grincer, 2016
Jingfang Hao & Lingjie Wang, Grincer, 2016
Jingfang Hao & Lingjie Wang, L'été à venir est déjà fini, 2016
Jingfang Hao & Lingjie Wang, L’été à venir est déjà fini, 2016
Jingfang Hao & Lingjie Wang, Over the Rainbow, 2016
Jingfang Hao & Lingjie Wang, Over the Rainbow, 2016
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