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Ren Hang. Distorsion des corps

Vous vous souvenez de Ren Hang ? Non sans doute. Deux mois après notre article sur son travail, il décède tragiquement à 29 ans. Pour autant son esthétique érotico-artistique a le mérite d’être toujours aussi actuelle, et votre oeil aguerri -par nos nombreux articles artistiques- ne s’ennuiera pas à parcourir ses clichés tendres et comiques. Re-découverte par ici !

Pour sa douzième édition, le magazine Antidote a mis à l’honneur Ren Hang (cette collaboration a donné lieu à l’exposition « Antidote x Ren Hang » à la galerie Nikki Diana Marquardt à Paris). Le thème de l’édition ? « Freedom ». Rien d’étonnant donc.

Le photographe chinois né à Pékin en 1987 n’a pas froid aux yeux. Alors que la nudité et la sexualité sont des tabous bien ancrés dans son pays, Ren Hang met en scène des corps nus, des sexes et la sexualité de manière frontale et impertinente.

Le rouge est omniprésent dans ses séries. Il est sensuel sur les ongles et les lèvres de ses modèles, alors que les aspérités de la peau, les rougeurs, le sang et les poils expriment l’animalité des corps, qui s’enlacent et semblent se démultiplier. De ces distorsions naissent des créatures insectoïdes, des compositions géométriques ou des paysages charnels et surréels.

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©Henn Kim

Sous l’objectif du Minolta argentique de Ren Hang, le corps humain devient une matière fantasmagorique, grotesque et érotique.

© Ren Hang

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