Quelques questions à Scratch Massive sur le clip de « Last Dance »

Si on a mis tant de temps à sortir, nous aussi, le clip de « Last Dance » de Scratch Massive, c’est que nous avons eu envie de leur poser quelques questions. Entre quelques concerts et dj sets, Maud Geffray et Sébastien Chenut nous ont répondu et nous ont expliqué pourquoi.

Qu’est-ce que vous aviez envie d’explorer avec ce clip si particulier ? Quelle ambiance, quels sentiments ?

On a d’abord discuté avec Jérôme de Gerlache, le réalisateur, qui devait partir filmer le clip en Thaïlande. La track a quelque chose de très mélancolique, un peu dark mais en même temps un sentiment assez doux, assez rassurant. La voix est mélodieuse et en même temps elle renvoie chacun à une certaine mélancolie. On avait envie d’exploiter ces deux sentiments contraires dans un clip. Jouer sur des contrastes : douceur et obscurité, poésie et violence.

En effet, vous oscillez dans ce clip entre violence et poésie, un binôme que vous semblez maîtriser à la perfection dans votre composition. Comment vous arrivez à associer les deux ? Quelle poésie il y a dans la violence ?

La poésie c’est vraiment dans la rencontre de deux univers : une jeune fille qui s’adonne à la danse, un jeune mec un peu caillera, embarqué dans des histoires de règlements de comptes. C’est une réflexion sur comment on peut échapper a sa condition à travers l’art en quittant la violence. Au final le garçon choisit sa voie, c’est quelque chose comme ça.

Les protagonistes de l’histoire sont deux adolescents : qu’est-ce qui vous fascine dans cet âge en particulier ? Qu’est-ce qui se joue à cet instant de vie ?

Tout est possible, c’est un âge où on se définit, où on prend des risques aussi, c’est un moment un peu charnière.

Pouvez-vous nous parler un peu du clip, du réalisateur, de cette collaboration ?

Le réalisateur s’appelle Jérôme de Gerlache, on lui a fait écouter l’album et on l’a laissé choisir la track qu’il voulait et dont il voulait faire un clip. Ensuite on a discuté des thèmes à aborder et on a suivi toutes les étapes, lui et sa prod Yellomoon Production ont fait un travail incroyable.

On est plongé dans un film de gangster américain : est-ce que Los Angeles a changé beaucoup votre manière de faire de la musique ensemble ? En quoi les vibrations de cette ville sont visibles dans votre travail actuel ?

Los Angeles a changé le contexte, le décor : on fait de la musique dans un studio avec vue sur la montagne, à Paris c’est plutôt dans des caves. (rires) Donc oui c’est pas le même contexte, ça a influencé peut-être la création. Cet album est très aérien, Los Angeles est une ville très spacieuse, elle favorise l’ouverture. Je pense qu’elle nous a beaucoup influencés sur la notion d’espace dans ce prochain album.

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