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Premier clip, une claque : voici Lous and the Yakuza

Elle n’en est pas à son coup d’essai. Lous, le monde de la musique, elle le connaît. Forte de déjà 7 EPs et 52 titres, cette fois l’artiste attaque avec un premier clip, annonciateur d’un nouvel album qui arrivera bien vite. Scotché.es. C’est comme ça qu’il nous laisse. Tout est parfaitement calibré, de l’image à la choré. Dilemme est une réalisation de Wendy Morgan.

Meet Lous. Lous avec un s, parce que c’est comme ça que ça se prononce. Et peut-être un peu parce qu’elle est plurielle aussi. On aimerait faire connaissance, mais on ne sait pas avec qui : avec celle qui trône, (se)reine, sur ces marches d’escalier  ? Ou celle qui danse, secouée et énergique, comme possédée, dans l’effervescence de la street ? Tantôt robe longue et colorée. Tantôt urbaine, et épurée. Elle change de perruque comme elle change de chemise. Tous les contrastes nous saisissent.

Avec ce premier clip, Lous frappe fort. Comme un coup de point dans le ventre. Bam. Elle nous tient en haleine, pendant toute la durée de la vidéo. Elle, et ceux qui dansent autour. Car il faut le dire aussi : il y a cette chorégraphie brillante, signée Abdou Nije. Là, également, tout s’oppose : danse schizophrénique, entre immobilisme et gestes frénétiques. Les corps contorsionnés et les mouvements saccadés rappellent presque le talent de Sherrie Silver (chorégraphe de This is America). 

Finalement, le Dilemme, ce n’est pas seulement celui auquel Lous se heurte. C’est aussi celui dans lequel elle nous plonge.  À son timbre de miel répond un texte acerbe, cri de colère un peu amer. Elle paraît forte, armée par la vie. Mais un peu abîmée et vulnérable aussi. Et malgré tous ces contrastes, Lous nous met d’accord : c’est peu dire que le clip envoûte, il ensorcelle. Vivement l’album.

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