Opéra & modernité, rencontre

A cheval entre un numéro sur le Futur et le Voyage, assez spontanée a surgi pour moi la question de l’opéra. Vestige culturel majestueux et couramment fantasmé, il n’est pas si simple de comprendre véritablement qui le fait vivre aujourd’hui, et avec quelles motivations. Évoluant dans le milieu musical rennais, j’ai l’occasion de croiser de temps à autres de jeunes chanteurs d’opéra, sans vraiment connaître leur univers. Je me suis donc dit qu’il pourrait être intéressant de rencontrer certains d’entre eux afin de leur demander pourquoi. Pourquoi une passion pour un art si ancestral, que l’imaginaire collectif associe plus volontiers à une élite âgée ? Pourquoi cette pratique artistique plutôt qu’une autre ? Pourquoi, mais aussi avec quelle vision du statut de l’opéra aujourd’hui ? Quelles ambitions pour aujourd’hui, et surtout pour demain ? Quel rapport à la démocratisation, au renouvellement ? In fine, comment envisager la conciliation entre opéra et modernité ?

Rencontre avec Ismaël, choriste à l’opéra de Rennes, titulaire d’une licence de musicologie et en préparation d’un DEM de chant au Conservatoire, Clémence, choriste à l’opéra de Rennes et en préparation d’un DEM de chant au Conservatoire, et Marion, en préparation d’un DEM de chant au Conservatoire et étudiante en musicologie.

MXXI – Comment et pourquoi avez-vous commencé à vous intéresser à l’opéra ? Qu’est ce qui vous a attiré dans cet univers, et pourquoi avez-vous souhaité pratiquer cette forme artistique ?

Ismaël : Moi quand j’étais gamin je vivais au Maroc, et je n’ai pas été baigné dans un univers musical. Dans ma famille on avait même pas de chaîne hifi, on avait un pauvre lecteur cassette et mon père me passait des musiques de Disney, mais pas celles que vous croyez, des musiques faites par Disney, genre des comptines remastérisées. C’est tout ce que j’avais comme culture musicale. Le vrai déclic ça a été la VHS Fantasia de Disney, qui m’a apporté un rapport musique/image ; c’était ma toute première confrontation à la musique classique. Après au collège il y avait une chorale, je ne savais pas du tout que c’était de la musique classique qu’on chantait, moi j’étais juste content de chanter. Au fur et à mesure j’ai commencé à écouter un petit peu plus de classique, de mon côté, parce qu’avec l’avènement d’internet, tout est devenu plus accessible. Donc même si ma famille n’était pas très mélomane, je suis un peu aller fureter par moi-même. Quand je suis arrivé en France à 18 ans je me suis dit qu’il était trop tard pour moi pour faire du chant classique, que j’étais trop vieux. Donc je me suis investi dans mes études. Puis au détour d’un déménagement à Paris un jour un pote me dit qu’un opéra gratuit en plein air passe dans le 10ème. C’était Didon et Enée de Purcell, je ne connaissais pas du tout. Je suis allé voir, et j’ai trouvé ça fascinant ! A la fin de la représentation je suis allé discuter avec le ténor, qui m’a notamment dit qu’il avait commencé seulement à 18 ans. Le lendemain je suis allé me renseigner au conservatoire et on m’a répondu que j’étais pile dans les temps pour passer les auditions de la classe de chant. J’ai chanté comme je chantais de la variété. Et ils m’ont pris. Au fur et à mesure je me suis vraiment dit que c’était ça que je voulais faire. Du coup j’ai tout laissé tomber, j’ai repris des études de musicologie, et maintenant je suis en DEM au Conservatoire, et choriste à l’opéra de Rennes.

Clémence : Moi c’est pas aussi funny que toi ! J’ai commencé quand j’avais trois ans, mes parents m’ont inscrite à la Maîtrise de Bretagne. C’est un chœur d’enfants semi-professionnel, tu fais ça en horaires aménagés. Comme je m’ennuyais un peu en cours, la musique c’était vraiment là où je m’amusais. Après 13 ans de Maîtrise j’ai commencé à vraiment m’intéresser à la musique de manière plus complexe, elle me touchait de plus en plus, je me suis rendue compte de toutes les possibilités qu’elle m’offrait, de tout ce que je pouvais exprimer à travers elle. C’était que du chant baroque et classique, je trouvais ça très beau. Ensuite je me suis inscrite au Conservatoire, et la passion est venue au fur et à mesure. C’est toujours ma passion et ça le sera toujours, et je ferai tout ce que je pourrai pour être une bonne chanteuse.

Marion : Moi je suis un peu l’exact contraire d’Ismaël… Toute ma famille fait de la musique, j’ai été mise à 3 ans au jardin musical, j’ai commencé par faire du violon puis de la trompette, je chantais tout le temps, et j’adorais la Star Academy (j’assume). Comme un cours de chant s’ouvrait, ma mère m’y a inscrite. Le premier morceau que j’ai chanté à ma prof c’était du Céline Dion, elle ne faisait que du classique, du coup elle a un peu fait la gueule. Donc direct elle m’a donné du classique à travailler. Au début je pouvais chanter un peu n’importe quoi, je m’en foutais, et à force de chanter tout le temps du classique j’y ai pris goût. Puis peu à peu je me suis rendue compte que je ne pouvais vraiment pas envisager ma vie sans musique, et que j’étais prête à tout sacrifier pour ça. Le goût est vraiment venu au fur et à mesure, et avec de plus en plus de plaisir, notamment avec la découverte de tout le jeu théâtral, et cette idée qu’on est pas juste une voix, mais bien un artiste complet. Petit à petit, tout ça m’a envahie, c’est devenu addictif… parce que la musique est magnifique, et les sujets sont universels.

MXXI : Vous intéressez-vous à l’économie de l’opéra, et si oui le statut économique actuel de l’opéra vous inquiète-t-il ?

Ismaël : Oui, ça m’inquiète énormément, car déjà on a conscience de la conjoncture économique, de toute façon la culture – et c’est assez aberrant je trouve – est toujours une des premières à subir les coupes budgétaires. Alors certes ça c’est global. Mais quand on se penche encore plus sur la culture classique, on nous reproche tout le temps les mêmes choses : d’être trop élitistes, de ne pas intéresser grand monde… Et forcément, comme il faut répartir les financements, il faut en donner aux autres styles musicaux, par exemple dans le contexte particulier de la Bretagne, à la musique trad et aux musiques actuelles. Ce qui fait que la musique classique a une part de plus en plus réduite du gâteau. Alors oui les financements sont publics, on est plus dans le mécénat depuis longtemps, et puis sinon ça coûterait trop cher. On a ce paradoxe de vouloir à la fois démocratiser au maximum cette culture classique, et en même temps de lui donner de moins en moins de budget. Et je pense aussi qu’il y a des soucis de mauvaise gestion, communication, et programmation. Pour prendre l’exemple de la programmation, les programmes deviennent de plus en plus restreints, on joue du répertoire extrêmement archétypal dans l’idée de ramener plus de monde. Mais le problème n’est pas tant pour moi le contenu que la forme. Depuis longtemps les musiques actuelles ont compris que la forme est importante, et la forme spectacle avec un simple concert où tu viens et tu repars est de moins en moins présente. Maintenant ce qu’on conçoit c’est une sorte de spectacle total, avec une unité, une expérience.

Clémence : Moi je trouve que l’opéra évolue un peu dans ce sens moderne quand même, il essaie de se rendre accessible. Après il y a toujours cette image de l’opéra, on ne peut pas complètement casser l’opéra, l’opéra reste l’opéra.

Ismaël : Oui mais ce que je voulais dire c’est dans la forme. La forme ne doit plus être une forme concert mais  vraiment devenir une forme spectacle. C’est à dire quelque chose de beaucoup plus interactif, de moins élitiste, on doit pouvoir expliquer aux gens qu’ils peuvent venir… faut faire comme MacDo hein, c’est pas compliqué ! Faut dire venez comme vous êtes !

Marion : Quand on vient à l’opéra, on vient bien habillé par exemple…

Ismaël : Mais c’est quoi ce truc, ça n’existe plus depuis fort longtemps ! Il faut vraiment communiquer là-dessus. On peut venir en jean à l’opéra ! C’est un code du XIXème siècle ça, ça ne vient pas du tout des origines de l’opéra ! Il faut revenir à la source populaire de l’opéra.

Clémence : Je suis d’accord avec ce que tu dis, mais en même temps c’est comme quand tu vas dans un restaurant gastronomique, tu t’habilles bien, il y a cette image…

Marion : Après ce sont aussi des arguments de ventes auprès d’une certaine catégorie de personnes qui ont les moyens d’acheter des places à l’opéra…

Ismaël : Mais ça c’est une idée fausse aussi, par exemple les meilleures places à l’opéra de Rennes sont bien moins chères qu’un concert de Johnny ! Il y a une disproportion entre ce que se fait comme idée le public lambda de l’opéra et la réalité. C’est vrai qu’il y a un public cultivé à l’opéra du fait d’une tradition familiale […] Mais il faut donner en amont la possibilité aux gens de ne pas se sentir jugés. Parce que quelqu’un qui n’y va pas je pense aussi que c’est parce qu’il se dit « ah ben non ce n’est tellement pas mon milieu, c’est pour les gens un peu guindés… ». C’est déjà une approche psychologique pour moi.

Clémence : Je pense que les gens ont plus une réticence par rapport à ce qu’ils vont entendre que par rapport au milieu. Je trouve qu’aujourd’hui le public de l’opéra est quand même assez diversifié.

Ismaël : Le public est diversifié mais il est vrai que ce qu’on reproche assez régulièrement à l’opéra c’est une certaine forme d’élitisme. Mais en tout cas pour en revenir à l’aspect économique, je pense qu’on est dans une phase dangereuse où il faut savoir quoi financer. Les pouvoirs publics sont cruciaux pour la musique classique, sans eux elle risque de mourir, donc il faut rester très vigilant quand au contexte économique global, les subventions sautent très très vite…  donc un sentiment global de fragilité pour ma part.

Clémence : Moi c’est vrai que je suis inquiète et pas inquiète à la fois. Pas inquiète dans le sens où on a affaire à des passionnés, donc ils donneront tout jusqu’au bout quoi qu’il arrive. Il y aura toujours ce truc qui va rester, il y aura toujours le noyau dur qui sera là, après il va peut-être s’amoindrir, subir beaucoup de choses, mais il sera toujours là car on a affaire à des passionnés qui vivent pour ça, donc qui ne « comptent pas ». Après je suis inquiète, évidemment, mais ça c’est plus général car c’est une question bien sûr de statut de l’opéra, mais ça rejoint une question économique globale qui est celle de la crise qui est présente et touche tout le monde.

MXXI – Est-ce que vous pensez qu’il est pertinent et légitime de consacrer autant d’argent public à maintenir une institution artistique dont on dit souvent qu’elle touche seulement une élite ? N’y a-t-il pas dans cette démarche une forme de conservatisme à entretenir envers et contre tout une forme artistique ancienne qui peut sembler éloignée des goûts artistiques modernes d’une majeure partie de la population ? 

Ismaël : Le conservatisme est très important selon moi. Alors forcément les mots en -isme font toujours un peu peur, mais je vais te faire une analogie très simple : est-ce que parce que tout d’un coup l’architecture n’est plus du tout ce qu’elle était avant, et ben hop on rase tout, on fait table rase du passé, au revoir tous les monuments et patrimoine mondial de l’UNESCO, et hop buildings partout ? Non ! On vit avec notre passé, le passé construit l’avenir, si on ne sait pas d’où on vient on ne sait pas où on va ! Les meilleurs compositeurs de musiques actuelles sont des compositeurs qui ont très bien compris la musique classique et y ont souvent fait leurs classes. C’est quelque chose qu’il est très important de conserver, le conservatisme c’est ça : on conserve pour montrer aux gens d’où ça vient, une certaine partie de la population va s’intéresser à ces choses anciennes, et une autre partie de la population sera juste heureuse de savoir d’où vient sa culture. Ma deuxième réponse concerne la discrimination. De nos jours on est tout à fait au courant qu’il y a des minorités partout. Est-ce que parce que la musique classique concerne une minorité il faut pour autant la rayer de la carte ? Les minorités ont tout autant leur importance, il en faut pour tout le monde !

MXXI : Après ce n’est pas forcément le fait qu’on y consacre de l’argent qui est reproché, mais bien la disproportion entre le nombre de praticiens et de passionnés et la part de financement … 

Ismaël : La musique classique coûte plus cher, mais on a pas le choix. Et puis entretenir un musée, ça coûte très cher aussi !

Marion : En même temps les écoles demandent un niveau tellement élevé… On entretient l’excellence de la musique, et ça, ça coûte très cher.

Clémence : Ça coûte cher mais je trouve qu’on le rend bien dans la qualité des performances, il s’agit encore une fois d’un milieu de passionnés, ce sont des gens qui donnent tout. Pour moi le conservatisme est important, mais le conservatisme « intelligent » : il faut garder cette notion d’opéra mais absolument la faire évoluer. Là où je rejoins Ismaël c’est que la musique a toujours été une notion naturelle à l’homme, et on peut faire plein de choses avec l’opéra : prendre position, inviter les gens à s’évader… il a une multiplicité de fonctions, et il est indispensable à l’équilibre humain, c’est comme le cinéma, le théâtre… sinon on serait des robots, ce n’est pas possible.

Ismaël : C’est une forme d’art parmi d’autres. De nos jours, d’ailleurs, les metteurs en scène essaient toujours de véhiculer un message moderne via l’opéra, ils réactualisent. C’est comme au théâtre, la mise en scène peut vraiment transformer une pièce. Je pense par exemple à la version de Lohengrin donnée récemment à Rennes.

Lohengrin de Richard Wagner, version mise en scène par Carlos Wagner.

MXXI – Quelle perception avez-vous de la création moderne d’opéras ? 

Marion : Très honnêtement au Conservatoire on est pas du tout touché par cet opéra-là. On ne nous amène pas vers ça, mais ça existe. Il y a toujours un effort de la part de certains compositeurs de faire évoluer cette forme pour qu’elle colle à ce qu’on est aujourd’hui. Et on est la preuve vivante qu’il y a aussi des jeunes qui aiment l’opéra et qui veulent le faire vivre, qui sont prêts à donner beaucoup pour lui. Il y a un renouvellement, même s’il est peu important en termes numéraires, il existe. Donc cette image un peu vieille et poussiéreuse est vraiment une image d’Épinal.

Ismaël : La petite précision que je peux apporter à ça, c’est que depuis sa création en 1607 jusqu’au XIXème siècle, l’opéra a traversé des époques de musique contemporaine. C’est à dire que la musique composée à l’époque était celle jouée et appréciée à l’époque. A partir du XXème siècle, on a assisté à un éclatement des genres, mais c’est aussi seulement à partir de cette époque qu’on s’est vraiment intéressé au patrimoine. On s’est remis à jouer de la musique du passé. Mais oui il y a encore de la création de nos jours, et on devrait beaucoup plus communiquer dessus.

MXXI – Est-ce que vous avez des exemples récents où l’opéra est mêlé à d’autres formes artistiques plus connotées « modernes » ? Est-ce que vous avez le sentiment que le milieu de l’opéra est prêt et volontaire dans cette démarche de modernisation ?

Marion : Les opéras rock…

Ismaël : Moi déjà je pense à la comédie musicale. Il y a des compositeurs qu’on ne sait pas bien où situer. Quand on pense à Bernstein par exemple, il a composé West Side Story, que tout le monde considère comme une comédie musicale parce que c’est ce qu’elle est, mais il a aussi composé Candide, qui est un opéra.

Clémence : Il y a par exemple beaucoup plus de clips d’opéras qui sont tournés aujourd’hui, il y a les opéras mobiles, en plein air…

Ismaël : Moi j’ai un exemple concret, pas très connu mais je vais le citer quand même. Il y a deux ans, à Pontivy, ma prof de chant a décidé de monter une opérette ; La Mascotte, d’Edmond Audran, compositeur romantique. La musique et l’argument sont sans grande prétention. Et bien elle en a fait une mise en scène extrêmement innovante. Il ne faut jamais oublier qu’un metteur en scène de théâtre où d’opéra a le droit de faire ce qu’il veut ; il peut couper, insérer, modifier. Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Elle a fait des coupes, elle a inséré des chansons de Grease dedans, avec la choré qui va avec, des petites touches pop culture… Et cette année elle a monté Dardanus. Alors très franchement, c’est assez pompeux, c’est du baroque, du Rameau, c’est très beau mais force est de dire que très peu de personnes connaissent. Et pourtant, extraordinaire ; elle a mêlé de la basse électrique dedans, mis plein de morceaux hyper funky, les costumes étaient extrêmement modernes… elle a « funkisé » l’opéra. C’est aussi quelque chose qui plaît aux gens, franchement la salle était comble avec des entrées payantes, et c’était une vraie réussite. Aussi parce qu’en amont elle a fait de la médiation culturelle sur sa mise en scène, et ça a donné envie aux gens. Bien sûr qu’il faut mélanger les arts, c’est une époque où on peut le faire.

MXXI : Vous ne cherchez pas du tout à protéger une sorte de « pureté originelle » de l’opéra ? Vous n’êtes pas contre son hybridation, son évolution ? 

En chœur : Ah non !

Marion : La seule chose qu’on défend c’est le droit de continuer à pratiquer cette musique, certes plus ancienne, mais on n’est pas du tout contre y intégrer d’autres choses.

Clémence : En plus dans l’enseignement vocal on revient à une mode de diction très claire où on comprend bien toutes les paroles pour que les gens puissent facilement suivre l’histoire et aient envie de venir.

MXXI : Après il y a aussi ce souci des opéras joués en italien ou en allemand en France, même s’ils sont surtitrés, ça peut rebuter une partie du public…

Ismaël : Certes il y a ce petit souci -là, maintenant je pense que si on ne cherche pas forcément à passer par le texte en lui-même, mais plutôt par le résultat sonore, si on communique et qu’on explique que le résultat sonore a été entendu par le compositeur dans une langue particulière, que ça reflète ainsi mieux sa volonté, ça donnera plus envie aux gens.  De toute manière les gens quand on leur explique le pourquoi du comment, ils sont beaucoup plus à même de venir écouter quelque chose.

MXXI : Donc vous êtes pour la médiation culturelle ?

Ismaël : La médiation culturelle est extrêmement importante. Il faut arrêter de penser que tout le monde à les mêmes conditions de vie et d’accès à la culture.

Clémence : C’est très important, en fait c’est comme la communication d’une entreprise, la com’ fait 50% du boulot, et nous c’est notre travail aussi de se rendre accessible au public.

MXXI : Ça fait maintenant quelques années que le gouvernement parle de démocratisation culturelle, notamment concernant la musique classique, est-ce que vous pensez que jusqu’ici le bilan est plutôt positif ou négatif ? 

Marion : C’est sûr que ça ne touche toujours pas la majorité des gens, et par exemple chez les jeunes, dans les gens qui ne font pas de musique, peu vont être naturellement attirés par cette culture. Mais j’ai quand même rencontré des gens qui n’avaient jamais fait de la musique, qui ne connaissaient personne qui faisait de l’opéra, mais qui avaient un peu de références quand même, « j’ai écouté ça, j’aime bien, j’ai été à « Tous à l’Opéra », j’ai essayé un costume, je me suis rendu compte qu’on faisait de la comédie »… des choses comme ça. Donc je pense que ça a quand même été efficace.

MXXI – Merci beaucoup pour votre collaboration ! 

___

Retrouvez Ismaël, Clémence et Marion le mardi 9 juin à 20h30 à la Basilique Saint-Sauveur à Rennes (gratuit) où ils interpréteront avec l’ensemble vocal In Paradisum une oeuvre originale d’Ismaël ainsi que des oeuvres de répertoire de Gounod, Fauré, Nystedt et Albrecht.

Evènement facebook

___

Propos recueuillis par Eléna Tissier

Spread the love !
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
More from Eléna Tissier

EXCLU : Le Groupe Obscur cherche à communiquer avec vous

La secte musicale la plus intrigante du moment – j’ai nommé Le...
En savoir plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *