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Merryn Jeann, la douceur du réveil

L’australienne Merryn Jeann sort un premier mini album, éponyme. Un album folk, vêtu de son plus simple appareil, et pour le coup très imagé. Une douceur à écouter près d’un crépitement de cheminée, ou un matin dans son lit avec une pluie fracassante sur le velux.

Il y a tout un tas de choses à faire dans une vie. C’est d’ailleurs pourquoi on prend rarement le temps de souffler et de se poser sur les choses. Prenez-votre temps, asseyez-vous confortablement : c’est l’expérience que Merryn Jeann a à offrir.

Pour ouvrir ce premier mini-album, la chanteuse nous livre le titre « Am I Plastic », enregistré en live. Le ton de l’intimisme est alors adopté, et l’univers de la chanteuse est instantanément accessible. Accessible comme un livre ouvert – car, dans ce livre, c’est son histoire qu’elle nous conte.

Les thèmes abordés sont pluriels, comme dans « Canopy », où elle se refuge dans son cocon rêvant d’un monde tolérant, où l’égalité rejoindrait la bienveillance :

Life is a bitch for everyone, et on souffre tous, sans exception, donc j’aimerais juste que les humains s’aiment entre eux et aiment le monde un peu plus.

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La simplicité de l’album se nuance alors dans ses détails. L’expérimentation sonore dans l’intro de « Dragons » défie les étiquettes de la folk traditionnelle. Jusqu’à sa conclusion, qui nous plonge dans un univers cinématographique romantique hollywoodien des années 1940.

La chanteuse du tube de Møme « Aloha » effectue donc un virage musical avec succès. Merryn Jeann a réussi à se construire une véritable identité dans la folk en s’ appropriant le genre. Une douceur et une ode au cocooning à retrouver le 28 mai pour un concert dans l’Eglise Saint Eustache à Paris.

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