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Loud & Proud revient enfin, plus fort, plus fier et plus queer que jamais !

Cet été, la Gaîté Lyrique voit revenir son déjà mythique festival des cultures queers, pour une troisième édition plus attendue que le retour de l’hiver sur HBO.

Queer, féministe et intersectionnel. Du 4 au 7 juillet, Loud & Proud questionnera à nouveau la visibilité des femmes et des minorités dans la culture avec une programmation flamboyante. Le festival déplacera le regard hors des schémas sociétaux normés et donnera une tribune aux corps et aux identités trop souvent oubliées.

L’équipe engagé·e de Loud & Proud s’est donné·e 4 jours pour atteindre cet objectif à travers une sélection de concerts, dj sets, ateliers, performances, rencontres, projections et moments de grâce en tous genres.

Cette troisième édition marque un nouvel élan dans sa programmation, d’une réflexion sur la marchandisation des contre-cultures est née une véritable volonté d’axer la ligne directrice du festival sur l’avant-garde et les scènes émergentes. A l’instar des corps invisibilisés mis à l’honneur, Loud & Proud fera aussi la lumière sur des artistes rares et souvent marginalisés.

Les festivités musicales s’ouvriront par une séance aussi inattendue que parfaitement logique au final pour le lancement d’un festival qui défend l’authenticité des contre-cultures : Quoi de mieux qu’un « sabbat littéraire BDSM intellectuel » avec Virginie Despentes et Béatrice Dalle clamant du Pasolini sur fond musical post-punk du groupe Zëro? La suite du programme est une ode à l’éclectisme, aux inspirations, à l’esprit de fête et aux luttes de la communauté queer, chaque artiste y présentant savamment un pan de ces nuances et de son histoire. Voici ce qui nous attend :

Le lyrisme de la soul imprégnée de rock, d’électronique et d’influences africaines de Nakhane, ancien enfant de choeur inspiré par James Baldwin, révélé dans les clubs gays.

Le psychédélisme teinté de musiques traditionnelles et de provocations esthétiques de la Gqom du duo de bottoms revanchards FAKA.

L’anthem des meilleurs death drop des voggeuses du monde entier par son créateur, Vjuan Allure.

Le post hip-hop afrofuturiste de Angel Ho, minimaliste mais criant sa résistance aux violences subies par les corps non-blancs et « non-conformes ».

L’ambient complexe et magnétique de Lotic poussant la résistance au stade résilience pour transformer la peine en réconfort.

La mélancolique Arlo Parks prend elle, le contre-pied sur sa génération super sad, à coups de poésie, de groove et d’ironie.

L’oeuvre de l’artiste conceptuelle et politique Fatima Al-Qadiri qui s’attaque aux stéréotypes de genres et identités queers dans le monde arabe.

Les performances ovniesques de Colin Self remettant en cause les limites de la perception dans son opéra Sci-Fi dédié au Manifeste Cyborg de Donna Haraway.

Le mythique Robert Owens, fidèle au poste de souvenir vivant et décapant, de la création de la culture club et de la house par les gays issus de minorités.

L’harmonieuse dreampop indie de Girlpool se heurtant fièrement au chaos des luttes trans et des clichés.

Voir Aussi

La techno breakbeat de Violet qui fait du dancefloor un espace libre et politique.

La synthpop émotive du duo de bro new wave et plein d’amour, First Hate.

Le parfum de liberté estivale insufflé par l’indie pop légère des londoniennes Sacred Paws.

La badass Lala &ce scande la puissance féminine à coups de flow hip-hop codéïnés et d’hommages à l’icône des badass, Serena Williams.

Les héritiers de la diaspora Nyoko Bokbaë, qui bousculent le paysage musical français en puisant dans leurs racines africaines autant que dans les influences anglo-saxonnes du R’n’B avec lequel le groupe a grandi.

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