Kodäma. Le voyage onirique de leur nouvel EP Black Cloud

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Crédits : Flavien Prioreau

Kodäma, jeune OVNI empreint de douces expérimentations mené par la chanteuse Kiala Ogawa et le bassiste Thomas Hugenel, nous avait déjà emmené avec douceur et spiritualité dans son univers hybride avec l’EP Palo Santo. Métissage de nappes électroniques et de sonorités organiques, le travail de Kodäma est une complexe structure, pleine de poésie. Le groupe revient cette fois avec un second EP de 5 titres, Black Cloud, où les multiples influences, allant de l’Afrique de l’Ouest au Japon, ont désormais mûri, affirmées sans se départir de ce qui fait l’identité de Kodäma : un voyage onirique infini. Kodäma se fend aussi d’un clip pour illustrer le son « Black Cloud », réalisé par Thibault della Gaspera, pépite d’images éthérées.

L’hybridation est totale sur Black Cloud. À nouveau, Kiala, de sa douce voix soul, chante en anglais, en japonais, emportant l’auditeur dans des vagabondages métaphysiques sublimés par les différentes couches de sons, à la fois boucles infinies de ruissellement électronique et arrière-plan naturel. Délicat, l’EP n’en est pas moins une montée en puissance progressive, des marées, des tempêtes suivies de ressac presque méditatifs. Avec cette fois-ci le featuring du puissant Kiala Nzavotunga et le jam fou avec Sōseki, Kodäma prend une toute nouvelle épaisseur. Le groupe réussit à nouveau le pari de faire souffler une bourrasque de fraîcheur avec un objet inédit, intelligemment construit et délicieusement rêveur.

Release party le 23 mai au Hasard Ludique (Paris)

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