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« KADDESH », le nouveau clip d’Emel Mathlouthi à la rencontre de l’Orient et de l’Occident

On vient de découvrir le nouveau clip de la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi, et il est d’une beauté… Emel fait partie des artistes qui ont émergé pendant la Révolution Tunisienne, qui a eu lieu entre 2010 et 2011. Elle a chanté les chansons « Ya Tounes Ya Meskina » (Pauvre Tunisie) et « Kelmti Horra » (Ma parole est libre), et cette dernière chanson est devenue l’hymne de la Révolution de Jasmin. Elle a accompagné la remise du prix Nobel de la paix au Quartet du dialogue national lors d’une performance à la Cérémonie du Prix Nobel en 2015, et a aussi fait partie du projet documentaire No land’s song du réalisateur iranien Ayat Najafi sur l’impossibilité pour les femmes de chanter en solo en Iran.

Après ce parcours incroyable, Emel Mathlouthi s’associe avec le collectif Chemical Bouillon, collectif qui utilise le effets visuels, et beaucoup de recherche de textures, de solides qui se décomposent dans leur créations. « Kaddesh » fait partie de ces clips qui jonglent entre la réalité et le monde virtuel par le biais de ces effets. Véritable allégorie du destin des réfugiés, il nous prend au plus profond des tripes pour nous secouer. Entre clefs qui pendent, linceuls immaculés, et ce mélange de couleurs rouge/blanc/noir, il nous oblige à ne pas détourner les yeux.

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Un clip dans la continuité des combats de l’artiste, qui a pu travailler aux cotés de Marion Petegnief et Sami Battikh (les réalisateurices), et nous montre le destin brisé de ces gens en quête d’un meilleur avenir. Une mélodie entêtante, à la croisée des synthés de Strangers Things et des mélodies orientales, « Kaddesh » fait le pont entre Orient et Occident.

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