Blood Artefacts. Savage Cult signe un EP sanguin pour Tripalium Corp

© Mathilde Hardy
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Blood Artefacts, no. 016 de la Digital Mutant Series de Tripalium Corp, est l’oeuvre de l’artiste rennais Savage Cult. Ce dernier EP, sorti le 22 février 2017, est fidèle au mantra du label. 

Echoes from Modern Slavery. Resonances from Industrial Warfare. Acid. Noise. Techno. Experimental Rave. Braindancers United.

© Tripalium Corp
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Savage Cult signe un EP sanguin avec cinq tracks qui traduisent, chacun à leur manière, les violences rituelles corporelles. Il rejoint la ligne esthétique de Tripalium – dont le nom rappelle sans équivoque l’instrument de torture à trois pieux utilisé dans l’Antiquité romaine pour punir les esclaves rebelles. Évoquant la souffrance et la sujétion, la musique sombre qu’ils prônent appelle aussi une forme de libération dans le cri et l’expression violente – en l’occurrence la danse frénétique.

Savage Cult invoque de nombreuses références ésotériques. La Warehouse techno de « Face Orion » dépeint la beauté convulsive et les passions violentes de ce chasseur géant de la mythologie grecque.

Le titre du second morceau, « Kholat Syakhl », se réfère quant à lui à l’affaire légendaire du col Dyatlov, et aux spéculations surnaturelles autour de la mort mystérieuse d’un groupe de skieurs russes sur la «Montagne morte» en 1959. Sur un fond de musique techno, les échos lointains d’une liturgie monastique se déroulent par vagues spectrales, accentués par les tintements de machines en dérive.

Sur fond d’un vrombissement anxiogène, la psalmodie incantatoire d’un choeur de voix gutturales aux accents surnaturels hante les monuments sacrés préhistoriques dans « Upon The Monolith ».

« The Knight Who Deceived The King » décline le thème féodal sur une musique atmosphérique. Le déroulement continu d’une ligne mélodique et de bruits évoquant un vent tumultueux annonce le destin funeste du chevalier éponyme.

L’expression furieuse atteint son apogée dans « Path To Obscurity », qui transcrit l’expérience sonore de la traversée d’un lieu obscur, mystérieux et brutal, habité par des bruits et des cris tout droit venus des Enfers.

© Mathilde Hardy
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Entre invocations funestes et l’évocation d’univers mythologiques, surnaturels et fantastiques, Blood Artefacts est « aussi bien musique à penser que musique à danser ». Savage Cult ajoutera à cela le sens visuel lors de son live au festival Astropolis, qui ouvrira la scène Mekanik avec une installation de machines et un show vidéo. En somme, la promesse d’une expérience magnétique!

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