Comment s’aimer quand c’est la fin du monde ? est la revue des dix ans de Manifesto XXI ! Pour cet anniversaire, nous nous penchons sur le thème de la réparation à travers les travaux d’artistes émergent·es, des jeunes auteur·ices, des journalistes qui nous ont inspiré·es une décennie durant, ou qui, selon nous, marqueront les années à venir. La revue sera disponible en librairie à partir du 17 janvier.
Si l’on sait depuis longtemps que l’intime est politique, en 2024, il nous semble que l’intime est plus que jamais un récit d’art, de mémoire et de réparation. Ce mot qui fuit toute sophistication, la « réparation », répond à nos interrogations et prolonge l’idée du soin : quel héritage nous est laissé ? Quel est celui que nous voulons léguer aux générations futures ? Comment, dans un élan collectif, assumer la responsabilité de guérir le vivant ?
Une fois abandonnées les dystopies, nous nous tournons vers des démarches qui apaisent notre éco-anxiété, notre sidération face aux guerres les plus meurtrières, notre peur des persécutions et de la montée de l’extrême droite. Nos corps, chacun queer à sa façon, sont notre moyen de création et de transformation.
Comment s’aimer quand c’est la fin du monde ? est à la fois une archive de cette décennie d’art et de récits révolutionnaires, et une joyeuse projection vers l’avenir. Avec les artistes et auteurices invité·es, nous voulons accompagner ce mouvement et imaginer ce vers quoi il fera transitionner nos pratiques.
Notre édition est pensée comme un manifeste collectif. Nous y invitons des artistes émergent·es, des jeunes auteur·ices, des journalistes qui nous ont inspiré·es une décennie durant, ou qui, selon nous, marqueront les années à venir. Nous y publierons aussi les textes de certain·es membres de notre collectif ainsi que des longues conversations avec des figures iconiques.
Par nos voix et nos plumes, nous voulons répondre à la question qui nous hante : comment s’aimer quand c’est la fin du monde ?

SOMMAIRE DE L’ÉDITION <3
- Du crush à l’amourité : réflexions sur l’amour noir et l’anarchie relationnelle, Audrey Couppé de Kermadec et Douce Dibondo
- Against All Odds, Sidonie Ronfard
- Aujourd’hui 3 juillet, Mariam Benbakkar
- Ni réparation, ni domination : pour des subjectivités politiques a-réparables, Myriam Bahaffou
- Lettre refuge aux résistances, Kianuë Tran Kiêu
- Castelo Caracóis, Vica Pacheco
- Sara Ahmed : « Ce que la droite appelle conflit, nous, nous l’appelons lutte pour un droit à l’existence », interview par Benjamin Delaveau
- Comment Allen v. Farrow permet de repenser la médiatisation de l’inceste, Louise Malherbe
- Seumboy Vrainom :€
- Au nom du cœur. WHO CLAIMS LOVE / WHO DESERVES IT, Constant Spina
- L’amour il est ni romantique, ni séduisant, mais il est là, Nesrine Salem
- « Des enfants, des jeunes, ça se protège inconditionnellement », Diaty Diallo
- Rira bien qui rira le dernier, Luz Volckmann
- Sarah Schulman : « Je vois deux forces s’opposer : le fascisme et la solidarité populaire », interview par Constant Spina
- Lesbianism is a spectrum, Gina Guasch
- Peut-on faire l’amour ? Charly Bechaimont et l’urgence d’un art performant, Elora Weill-Engerer
- « Quelques pistes » : une archive de famille incestée, Luki Fair
- Je me souviens du ciel, Sarah My
- Dix ans, une rétrospective, Manifesto XXI
- Gay-rire ensemble : quand le stand-up queer ouvre les vannes, Apolline Bazin et Léane Alestra
- Fanny Souade Sow : un art du sabotage, interview par Anne-Charlotte Michaut
- Sarah Korzec
- Sortir de la fast fashion de l’amitié : vers une réparation sublime de nos écosystèmes, Alice Pfeiffer
- Léonie Pernet : « La darkness n’est pas une fatalité », interview par Laure Thébert
- La Fissure, Rafael Moreno, Ethan Assouline et Lou Ferrand
- Hiver, Dana Galindo et Sévérina Ianakieva
- Safia Nolin : guitare sur le cœur contre les haters, Hanneli Victoire
- Dans un pays perdu je me suis retrouvé, Noah Truong et Helio Pu
Il n’y a plus de stock disponible pour des commandes en ligne, mais la revue est encore distribuée dans toutes les bonnes librairies depuis le 17 janvier 2025 ! Soutenez vos commerces indépendants !