Basile di Manski: The story of a magnificent artist

C’est dans son appart que l’on a pu poser quelques questions à Basile di Manski qui nous présentait son deuxième EP In Camera, une myriade de balades pop rétro-futuristes emmenées par un crooner d’un nouveau genre. Entre dauphin-banane, Italie et fellation, rencontre avec la nouvelle recrue du label Pain Surprises.

Manifesto XXI – Comment as-tu commencé à faire de la musique ?

J’ai toujours été créatif, depuis que je suis petit. J’ai commencé par faire beaucoup de dessin, d’ailleurs j’avais de super notes en poésie grâce aux illustrations qui accompagnaient les textes. Je recopiais beaucoup de portraits de mannequins dans des magazines, ça m’apaisait. Et puis un jour j’ai cherché autre chose et j’en suis venu à apprendre la guitare en accéléré parce que j’adorais ça. Je me suis enfermé pendant un mois en été chez mes grands-parents avec des partitions hyper difficiles genre Carlos Santana ou Jimi Hendrix. J’apprenais les solos et je les jouais sur un playback qui tournait. Après j’ai joué en groupe et j’en suis venu à la production un peu plus tard. Quand le groupe s’est arrêté j’avais envie de pouvoir tout gérer seul.

Manifesto XXI – Tu as récemment signé sur le label Pain Surprises, mais ça fait très longtemps que tu produis de la musique. Ce que tu faisais avant n’a pas été médiatisé du tout ?

Ce sont des choses que j’avais sorties comme ça, au lance-pierre, il n’y a pas vraiment eu de promo. Pendant très longtemps, parler de ce que je faisais et faire de la promo ne m’intéressait pas. Je fais toujours de la musique pour moi avant tout. Mais il y a eu un moment où j’avais envie que ça devienne mon métier, de m’investir plus pour que ma musique existe vraiment. On a tous envie d’être compris.

Manifesto XXI – Beaucoup d’artistes disent faire de la musique avant tout pour eux-mêmes mais cette déclaration prend tout son sens avec toi puisque ce que tu produis t’accompagne au quotidien et t’apaise.

La musique a pris une dimension thérapeutique pour moi très jeune. Ça m’aidait pour m’endormir le soir ou pour ne pas vomir en voiture. Ce qui est étonnant c’est que c’était toujours le même genre de chansons : beaucoup de rap français, de la dance des années 90. Quand j’y repense aujourd’hui je réalise que c’était toujours basé sur les mêmes accords, les mêmes atmosphères. D’ailleurs j’ai aussi l’impression de faire toujours la même chanson, celle qui va me guérir, me faire du bien.

Manifesto XXI – Comment s’est faite la rencontre avec le label Pain Surprises ?

Ils m’ont découvert grâce au premier EP que j’ai sorti tout seul, 1988, qui s’est retrouvé sur une playlist du Tournedisque. Ils sont venus me voir à un concert que j’avais fait au 114 il y a deux ans. J’ai eu de la chance car c’était un concert très particulier où il n’y avait personne et j’ai beaucoup parlé, ça m’aide à établir un contact. C’était un concert d’un nouveau genre pour moi qui avais du mal à prendre du plaisir en live auparavant.

Manifesto XXI – Cette difficulté du concert, ça provient du fait que tu préfères les lieux plus intimistes ?

Non pas vraiment. Mais avant j’étais guitariste et chanteur dans un groupe de rock, ce genre de concert m’emmerde de plus en plus et m’a toujours emmerdé. Je voulais présenter un type de concert original et différent de ce que j’avais pu faire auparavant à plusieurs, mais mes ambitions ont vite dépassé mes capacités. Finalement à trop en attendre, j’étais moins à l’aise. Le regard des autres concentré sur toi fait que chaque geste est plus lourd, tout est plus complexe. Le public t’envoie de la violence et si tu n’arrives pas à la renvoyer et à la transformer en énergie, tu galères forcément.

Manifesto XXI – Tu t’es produit dans une chambre d’hôtel pendant douze heures d’affilée, d’où t’es venu cette idée farfelue ?

C’est quelque chose que je voulais faire pour m’exorciser de ma peur du live. Je voulais comprendre ce qu’était un public. Une foule c’est juste une somme d’individus donc je me suis dit que j’allais décomposer le truc. Du coup j’ai fait venir les gens par petits groupes de deux ou trois. Le côté performance je m’en foutais un peu, ça a duré longtemps parce que je voulais avoir l’équivalent d’une vraie salle mais un par un. C’étaient des petits sets de 15-20 minutes. Le fait que ça soit dans un hôtel avait un côté intimidant, pour eux comme pour moi. Mais ça s’est hyper bien passé et ça m’a donné l’envie de me produire dans de vraies salles. J’ai aussi envie d’organiser une tournée dans plusieurs hôtel, ça va peut-être se faire.

Manifesto XXI – Tu étais au festival Pete the Monkey, tu t’es senti à l’aise sur scène ? Comment organises-tu tes sets dans ce genre d’environnement ?

C’était super. J’ai fait une dizaine de concerts en juin et les deux temps forts ont été le Trabendo et Pete the Monkey, où il y avait le plus de monde et où il s’est passé un truc chouette. Pour ce qui est du set, j’ai un looper dans lequel j’enregistre ma voix en live et j’ai des pistes que je balance. C’est un mélange de préenregistré et de live. C’est assez technique et j’ai mis du temps à mettre ça en place. Il y a des morceaux sur lesquels je joue synthé, basse, guitare et chant ce qui fait beaucoup d’éléments auxquels penser mais ça commence à être au point.

Manifesto XXI – Tu envisagerais de jouer avec d’autres musiciens pour te permettre d’être plus libre sur scène et d’étoffer tes morceaux ?

Carrément ! Ça ne serait pas pour étoffer car j’arrive à produire une ampleur sonore intéressante seul mais davantage pour l’interactivité, car tu n’interagis pas vraiment avec toi-même. Mais pour l’instant j’ai encore besoin de continuer ce projet seul. C’est comme quand on dit que pour être en couple il faut être bien avec soi-même, c’est pareil en musique je pense.

Manifesto XXI – Tu avais un groupe qui s’appelait Colony, c’est toujours d’actualité ?

Non, pas vraiment. Colony c’est un projet que j’avais créé quand j’étais un peu essoufflé de faire de la musique tout seul. C’est agréable d’avoir une espèce de ping-pong avec d’autres musiciens. J’avais intégré deux potes dans ce projet avec qui on a passé beaucoup de temps en studio surtout, sans faire de live. Ça a été une étape très importante pour moi. On a sorti le titre « Forever After » où il s’est vraiment passé un truc d’une intensité que je n’avais jamais connue en terme de créativité pure. Après, c’est moi qui produisais et écrivais les textes et mes deux potes n’avaient pas envie que la musique soit leur vie, ils avaient tous deux des projets à côté. Il y a beaucoup de dénominateurs communs entre Colony et Basile di Manski et je pense sortir « Forever After » sur mon projet actuel. Je ne suis jamais vraiment seul même avec mon projet solo, je travaille en ce moment avec Nicolas Garry qui a sorti un projet qui s’appelle Castel dont l’EP sort à la rentrée.

Manifesto XXI – Tu as sorti un clip pour le titre « The Story Of A Magnificent Blowjob » qui est très différent des clips DIY que tu sortais avant.

Je faisais beaucoup de mashups avant. Là c’est beaucoup plus travaillé, il y a un peu plus de monde dessus. Les références que j’ai données aux réalisateurs c’étaient les clips Scopitone, de chanteurs comme Delpech qui sont en général dans un studio, micro à la main et qui chantent en playback. J’avais envie d’avoir quelque chose de « propre » après avoir fait beaucoup de bricolage. On m’a longtemps reproché de faire des choses trop crades, de mettre trop de reverb sur la voix, trop de distorsion, d’échantillonner les trucs de manière un peu sale. Là je travaille sur trois autres clips comme j’ai refait beaucoup de chansons, j’ai du matériel.

Manifesto XXI – Tu produis tout dans ton appart ?

En ce moment oui. Ça m’arrive d’aller poser quelques voix chez Pain Surprises mais j’ai besoin d’avoir la liberté de bosser jusqu’à 5 heures du mat’, d’écouter ma musique en me réveillant le matin… J’aime bien travailler chez moi, j’ai toujours fait comme ça. Je me sens rarement bien dans un studio pour composer, t’as toujours l’impression qu’il y a un compteur comme dans un taxi, le côté « le temps c’est de l’argent » que je n’aime pas.

basilebanane

Manifesto XXI – Le dauphin-banane sur ta pochette d’album est assez extraordinaire, qui l’a réalisé ?

C’était l’été dernier, il faisait une chaleur à crever et j’avais réussi à craquer une version de Photoshop sur mon ordi. J’ai passé cinq jours à geeker sur le logiciel et à un moment j’ai fait ce dauphin-banane sans trop y penser et c’est devenu la mascotte de mon EP. J’ai besoin d’avoir des images quand je travaille sur des chansons. Tu vois là j’ai des vieux magazines Lui des années 70, quand j’ai besoin d’inspiration je plonge là-dedans. Après j’ai essayé de comprendre d’où me venait le dauphin-banane, je ne suis pas le premier à l’avoir fait. D’un côté tu as la banane qui est un peu le phallus, quelque chose de primitif et de l’autre tu as le dauphin qui représente l’intelligence, le rêve, un élément plus mental. L’alliance du sensuel et du cérébral résume bien mon travail.

Manifesto XXI – Le second degré présent dans tes morceaux est-il voulu ?

Je n’aime pas trop ce terme de « second degré ». Ça installe une certaine ironie que je n’ai pas du tout. Pour moi la musique ça n’est pas drôle, en tout cas les gens qui mettent de l’humour dans leur musique ça ne me plaît pas trop. Pour moi c’est plutôt une distance. J’aborde les choses avec sincérité et une certaine naïveté que j’assume dans ma musique.

Manifesto XXI – Justement, dans « The Story Of A Magnificent Blowjob », tu abordes la fellation avec beaucoup de naïveté. Est-ce que tu t’autorises à aborder des sujets plus crus en anglais ?

Oui, ça permet une forme de distance par rapport au sujet dont tu parles, une sorte d’obscurité, de flou. C’est une des forces de la langue anglaise. Quand tu dis « mon cœur fait boum boum » en français c’est ridicule alors qu’en anglais ça passe inaperçu. Pour en avoir parlé avec un pote australien qui fait de la musique, il m’a dit que lui non plus n’écoutait pas les lyrics en anglais. Mais je pense que Proust, s’il était vivant aujourd’hui aurait très bien pu écrire sur le même sujet de manière érotique mais à la fois très triste. Même le chanteur des Guns N’ Roses disait que la génération des années 1990 avait découvert l’érotisme accroché à la mort.

Manifesto XXI – À l’écoute de ton album, j’ai tout de suite pensé aux BO de films érotiques vintage. Ça a été une inspiration pour toi ?

J’en ai écouté et j’aime bien ça, après c’est de la musique d’ambiance. Le fait que ce soit des bandes-son de films érotiques c’est surtout parce qu’ils utilisaient des morceaux de types moins connus et du coup ça te fait découvrir l’art mineur de cette époque. Les années 70 c’est une époque que l’on a tellement essorée et analysée qu’on a finit par prendre ce qui était mainstream et par oublier ce qui n’a pas trop marché. J’ai toujours eu une tendresse envers les artistes qui n’ont jamais percé. Ces gars-là n’avaient pas la contrainte d’être mainstream ou pop. J’espère qu’un jour il y aura des compils sur les musiques que t’entendais au téléphone quand t’appelais un cabinet médical dans les années 60. J’ai même des potes qui écoutent de la musique de supermarché japonais des années 80. C’est deep web comme truc. (rires)

Manifesto XXI – Dans la scène française du moment, est-ce qu’il y a des artistes que tu écoutes en particulier ?

En fait je n’écoute pas énormément de musique. J’en écoute seulement pour me rafraîchir un peu mais en général je fais surtout de la production. Dans les musiques d’aujourd’hui ça passe beaucoup par le live, je découvre des trucs en allant faire des dates avec d’autres artistes. Récemment j’ai découvert Oklou en live, c’était hyper touchant. C’est la première fois que je vois une manière de toucher les machines, une configuration aussi électronique et aussi féminine à la fois. Plein de gars à Pete the Monkey m’ont dit qu’ils étaient tombés amoureux d’elle. Après j’aime bien Biche que je connais bien, c’est un des meilleurs lives que j’ai vu depuis longtemps et puis ils ont de très beaux textes. Sinon en ce moment j’écoute beaucoup de trucs italiens genre Lucio Batisiti.

Manifesto XXI – Le fait d’avoir vécu en Italie t’influence au quotidien ?

Bien sûr, il y a des rencontres que l’on fait avec des gens, des lieux, des choses. J’ai passé trois ans en Italie et c’était très fort. Surtout, je pense que ça correspondait à une recherche qui est toujours en cours. Tu vois ce qu’on appelle le rétro-futurisme, comme Air, c’est quelque chose qui m’a toujours plu et intrigué. Je m’aperçois que ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est une espèce d’exagération du rétro-futurisme où la composante passé aille encore plus loin, jusqu’à l’Antiquité ou même le Paléolithique. Mélanger le futurisme à des choses primitives. Justement, l’Antiquité est omniprésente en Italie. Je me souviendrai toujours quand j’ai vu des flics dans une Lamborghini, hyper moderne avec des gyrophares, qui passaient devant des ruines. Ce sont des trucs qui m’ont marqué.

Manifesto XXI – En tant qu’Italien nostalgique, tu écoutes de l’italo disco ?

J’aime bien, j’en écoutais beaucoup quand j’étais en Italie ! Mais je suis un peu biaisé. C’est comme quand tu es fan d’une équipe de foot, quoi que ce soit d’italien va forcément me plaire. Ce genre de musique me rappelle des choses que j’ai vécues là-bas.

Manifesto XXI – Tu as écrit un livre qui est sorti en 2013, Saint-John d’Orange. Tu peux m’en parler un peu ? En tant qu’écrivain, tu accordes beaucoup d’importance au lyrisme dans ta musique ?

Je l’ai écrit quand j’étais à Milan, entre 2011 et 2012, et je l’ai retravaillé pendant un an à Paris avec un écrivain et ensuite il est sorti dans la foulée. J’accorde beaucoup d’importance au texte, ce qui ne veut pas dire que je fais des « chansons à texte ». Je ne m’autorise pas cette forme de nonchalance où je laisserais des phrases dont je ne suis pas à 100% satisfait. Il y a un rapport très étroit entre ce que tu dis et comment tu le dis, en littérature comme en chanson. Le moment où le texte marche c’est le moment mystérieux où le bon contenu va avec la bonne forme. Mais paradoxalement ça me permet aussi de faire des chansons assez pop avec des lyrics vagues puisque pour moi le côté littéraire se fait en français.

Manifesto XXI – Tu as sorti un morceau qui s’intitule « Less Than Zero ». Il y a lien avec le roman de Bret Easton Ellis ?

Si tu écoutes la chanson en ayant lu le bouquin tu te dis qu’il n’y pas vraiment de rapport évident. La raison pour laquelle j’ai fait une chanson autour de ça c’est déjà parce que je lisais ce livre à ce moment-là mais en réfléchissant maintenant je ne pense pas que ce soit une très bonne adaptation. Ce qui domine dans « Less Than Zero » c’est une mélancolie du désir assouvi qu’on peut retrouver dans « The Story Of A Magnificent Blowjob ». D’ailleurs cette chanson reflète d’avantage le livre à mon avis. J’ai écrit la chanson « Less Than Zero » à une époque où je prenais beaucoup le train pour aller de la banlieue à Paris, du coup je faisais beaucoup de morceaux indexés sur le tempo de la marche pour me motiver. Mais si je devais la refaire, je la ferais différemment, plus 80’s, plus synthétique. C’était un hommage un peu maladroit à un bouquin qui m’a donné envie d’écrire et a changé plein de choses dans ma vie.

Manifesto XXI – En me baladant sur YouTube, j’avais remarqué que certains de tes morceaux se trouvaient dans des playlists estampillées « chill », est-ce que c’est vraiment dans ce créneau que tu te positionnes ?

C’est un angle d’attaque comme un autre. Ma musique est thérapeutique et ça rentre bien dans ce que proposent ces compilations, quelque part elle est à sa place. Après c’est à moi de faire comprendre aux gens qu’il y a un double fond dans ma musique, que sous cet aspect agréable et insouciant il y a beaucoup plus de contenu que ça. Dans le petit public que j’ai, il y a beaucoup de gens qui vivent avec ma musique, qui l’écoutent au travail ou en voiture, et moi je suis très content de ça. Au-delà du contenu, la forme que je crée est un lieu, comme une cabane ou un lit dans lequel aller se mettre. En ce moment je fais des storyboards pour mes prochains clips et je m’efforce que la complexité sous-jacente apparaisse comme dans un rêve. Comme des énigmes qui viendraient troubler quelque chose d’agréable.

Manifesto XXI – Tu parles beaucoup d’amour dans ta musique, c’est un sujet inépuisable pour toi ?

J’écris beaucoup moins là-dessus. Ça s’est fait de manière progressive mais au début j’avais ce truc où quand je pensais à une fille dont j’étais amoureux ou qui me plaisait, ça déclenchait quelque chose en moi, comme si on appuyait sur un bouton, un débordement que je canalisais dans une chanson. Du coup mes chansons se ressemblaient beaucoup et petit à petit j’en suis venu à mieux maîtriser le processus de création. Je me suis rendu compte que l’amour c’est une espèce de pont entre toi et l’ailleurs et ça dépasse vite la femme ou l’objet de l’amour.

basilewater

Manifesto XXI – Si une artiste devait faire une réponse à « The Story Of A Magnificent Blowjob », de son point de vue, tu verrais qui ?

Je dirais Juliette Armanet. Ou Arielle Dombasle, c’est plus féérique.

Manifesto XXI – Au sein de ton label, il y a des artistes avec qui tu souhaiterais collaborer ?

J’ai travaillé un peu avec Petit Prince sur quelques mix. S’il y a quelqu’un avec qui je me sens proche artistiquement c’est plutôt Jacques avec qui on se fait régulièrement écouter des trucs. C’est un mec qui est hyper stimulant. Après j’ai un rapport assez compliqué avec les collabs, je me méfie toujours un peu de la création à deux. Mais c’est important de fréquenter d’autres artistes avec leurs œuvres, pas seulement d’aller boire des coups avec eux.

Manifesto XXI – Quels sont les prochains projets de Basile di Manski ?

Là je viens de terminer le storyboard d’un clip d’animation pour le titre « Burning Morning », il y aussi un autre clip qui sera sous forme de session live qui se tournera au mois de septembre. Sinon j’ai fait une adaptation en italien d’une chanson d’un artiste qui va sortir bientôt. J’aimerais bosser sur un nouvel EP dès que possible, quelque chose de plus lo-fi.

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