STW1, la renaissance de KillASon

Plus d’un an après la sortie de son premier EP, c’est bien impatiente que la rédaction de Manifesto vous présente la seconde progéniture de KillASon. Aujourd’hui, 21 avril, sort STW1, le nouveau né de Marcus Dossavi-Gourdot, présentant cinq titres tout aussi envoûtants les uns que les autres, qui ne font que témoigner de la prise de maturité musicale de cet artiste. Celui que nous avions rencontré l’année dernière au Festival de la Douve Blanche semble avoir fait mûrir un style dont il est l’inventeur.

Lorsque nous l’avions interviewé, Marcus, alias KillASon, était certain de ce qu’il voulait ; construire son projet musical sans l’inscrire dans une mode, une tendance. Lors de son concert, le chanteur-danseur avait fait preuve d’une très grande capacité à occuper la scène, mais le style était encore instable, irrégulier. Disons que l’artiste ne semblait pas encore réussir à organiser l’agressivité de ses morceaux pour en faire de véritables bijoux.

Celui qui se voulait inclassable a, semble-t-il, brillamment réussi avec STW1. Son agressivité transparaît toujours mais de manière bien plus canalisée, sublimée, permettant ainsi des sonorités particulièrement agréables et captivantes. Le morceau ‘Number 41’, entre autres, déroule une instru très rugueuse aux allures apocalyptiques, tout en contraste avec l’intervention récurrente d’une guitare douce et apaisante, pour donner à la chanson une ligne particulièrement hypnotisante. Le style est plus travaillé, moins sauvage, mais pas pour autant sous un contrôle ennuyeux.

Les influences sont variées et le rendu permet des ambiances très différentes d’un morceau à l’autre. ‘Strange The World’ semble tout droit sorti des années 2000, avec une musicalité qui, étrangement, n’est pas sans rappeler la glorieuse époque de Justin Timberlake.

A côté de quoi, le roi du Fleekah utilise une base électro-hiphop pour ‘Wrong’, afin de créer un son de gros rap US, qui sonne comme celui d’un ralliement. La rapidité de son flow semble ici moins une volonté de faire ses preuves que celle de livrer une véritable performance musicale. Chaque son semble prouver que Marcus construit de mieux en mieux la musique de KillASon.

On reconnait également l’effort visuel et la qualité des clip proposés : la vidéo d’Illumina sur le toit de la Philharmonique de Paris, sous la caméra de Stéphane Benini et avec la belle participation de la Flow Dance Academy, semble désormais indissociable de la chanson elle-même.

Nous misons donc toujours sur KillASon, dont la véritable ascension de devrait plus tarder, après cet EP qui vient attester tant de la remarquable créativité que de la maîtrise et de la précision grandissante du jeune homme.

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