A la rencontre des acteurs de l’ombre qui façonnent la scène underground parisienne

Il est 17h au Cirque Electrique et c’est le début des préparatifs pour la soirée En Veux Tu en V’la. Pour l’instant, un seul bénévole est présent et aide les groupes à décharger leur matériel et à s’installer en attendant ses collègues. Eric, le président de l’asso, arrive muni de tous ses sacs et installe l’apéro composé traditionnellement de chorizo, cacahuètes enrobées, chips à la moutarde, bière, coca et jus de pomme. Lorsque Karim, ingé son, arrive, il commence à brancher la sono et on entend résonner les premières notes des balances. Pendant ce temps là, Adrian et Camille sont arrivés et c’est déjà l’heure d’aller faire les courses, un exercice délicat dans le monde des musiciens dont le régime est souvent aussi alternatif que la musique qu’ils jouent.

Une fois le catering installé, certains mangent, pendant que les autres finissent leur soundcheck. De son côté, Eric installe tranquillement la caisse et prend soin de déposer un paquet de bretzels, des M&M’s, des boules Quies, des badges et un paquet de bonbons arlequins, les sucreries devenues la marque de fabrique d’En Veux Tu en V’la, qui en distribue à chaque entrée aux concerts depuis maintenant six ans. 20h : les concerts peuvent enfin commencer et le public entame tout juste sa soirée mais pour l’asso c’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail en amont. Le concert n’est finalement que la partie émergée de l’iceberg.

On a voulu se pencher sur l’envers du décor, sur une poignée de gens passionnés et courageux qui se lancent dans l’organisation de concerts et qui arrivent à créer une ambiance, une démarche originale, et surtout des soirées accessibles à tous. Ils s’appellent Below the Sun, Fauchage Collectif ou encore Hidden Frequencies et ont su, en moins de cinq ans, fédérer un public assoiffé de découvertes musicales et de rencontres.

© Mariette Briand

On est un peu des enfants des Stoned Gatherings dont nous sommes très fans. Ils ont beaucoup contribué au développement du doom/stoner à Paris, et pas que. – Carole

L’asso Fuzzo Raptors, qui n’a organisé son premier concert qu’en novembre dernier, a fait l’effet d’une bombe dans le paysage des concerts parisiens. Clément raconte : « Notre succès étonne tout le monde, surtout quand tu regardes la programmation. On est tous issus de la scène fuzz même si on propose des trucs psych, heavy psych, post-doom, post-rock. La scène dans laquelle on évolue depuis quatre, cinq ans en tant que spectateurs et en tant que musiciens, c’est plutôt la scène fuzz donc tout ce qui va du stoner au doom, au sludge ». Cette scène, cristallisée par les soirées Stoned Gatherings, asso active depuis 2010, est encore sous-représentée à Paris. « Il y avait une espèce d’âge d’or sur la fin 2014, début 2015 où les Stoned Gatherings ont réussi à créer une marque de fabrique dont on aimerait s’inspirer. Moi j’y allais en tant que spectateur sans connaître les groupes, en faisant confiance à l’orga. Ils proposaient aussi des tarifs super cool », ajoute FX. Depuis 2016, Stoned Gatherings a été contraint de réduire les concerts pour privilégier les têtes d’affiche, les concerts plus underground étant difficiles à gérer financièrement. Les Fuzzo Raptors ont donc senti qu’il y avait une place à prendre.

Arrivés il y a deux ans, l’asso Below the Sun créée par Carole Portet, Jo Riou et Arnaud Merckling s’ancre aussi dans cette mouvance stoner-psyché-heavy rock en faisant jouer des groupes comme Geezer ou Harsh Toke. « Il y a deux ans ce style musical était beaucoup plus confidentiel qu’aujourd’hui. On avait tous les trois la volonté de développer ce courant », explique Carole. Les ponts entre ces assos se font naturellement. « Le milieu du stoner à Paris (voir même en France) est tout petit. On se connaît tous, on se tient informés de nos dates et il nous arrive de collaborer. On l’a déjà fait avec Glad Stone Asso. On est aussi très proches des Fuzzo Raptors qui sont des amis ; une future collaboration est probable. Sur la France on discute souvent avec les assos qu’on connaît, pour parfois arranger la tournée d’un groupe de manière à ce que ce soit plus simple pour eux », ajoute Carole.

Ozzy Keller de Reste en Chien, asso qui fait jouer surtout des groupes de metal et musiques extrêmes, a été encouragé par les soirées En Veux Tu en V’la qu’il suivait depuis un moment. Il raconte : « J’aimais la démarche, les découvertes musicales et les gens qu’on y rencontrait. J’ai vu que ce n’était pas si difficile que ça d’organiser des concerts à Paris ». En parallèle, les membres de l’asso avaient du mal à trouver des dates avec leurs groupes respectifs. « On a choisi le nom de l’asso parce que, justement, on restait en chien que ce soit pour trouver des concerts, du taff, des copines. Ça peut paraître égoïste de créer une asso pour faire jouer son propre groupe mais j’ai l’impression que c’est une motivation assez récurrente, du moins au début », ajoute Ozzy. Pour Antoine, autre membre de Reste en Chien, la principale inspiration était les soirées Et mon cul c’est du tofu, organisées par Pascal Benvenuti de Besoin Dead et plus anciennement des Louise Mitchels. « Il organisait beaucoup de concerts et moi j’étais jeune, je ne connaissais pas tout ça. Quand t’arrives à Paris et que tu vois des concerts de punk vraiment underground dans des caves avec entrée libre, ça fait plaisir. Malheureusement il s’est arrêté quand la Miroiterie a fermé pour de bon », raconte Antoine. Officiant tous deux dans des groupes de doom, ils ont vu le genre évoluer. « Le doom est un style de musique qui a mis longtemps à sortir de l’underground mais depuis trois ou quatre ans le marché du métal est complètement submergé par le doom et le stoner. Je n’aurais jamais parié dessus. Au lycée, quand je disais aux gens que j’écoutais du doom on me regardait avec des grands yeux. On me disait « C’est quoi Sleep ? », « C’est quoi Electric Wizard ? ». Aujourd’hui c’est un style qui s’est largement popularisé », explique Ozzy.

Tromblon à une soirée Fauchage Collectif © Matteo Mig

Il y a des gens qui viennent à nos soirées sans connaître la programmation, c’est la meilleure des sensations que de sentir que les gens nous font confiance. – Léa

Les assos de concerts se font de plus en plus nombreuses et segmentées en termes de styles musicaux. Le Fauchage Collectif a décidé d’aller à contre-courant en proposant des affiches diamétralement opposées d’une soirée à l’autre. L’asso compte cinq types de soirées : La Goutte d’Acide, axée rock psyché, le Punk Bordel, la Graisse Auditive, soirée metal, la Flashy Urbain, plus électro punk et la Rue Credit, dédiée au rap et hip-hop. «C’est représentatif de notre bande de potes à la base. Il y en a qui allaient en teufs électro, d’autres qui allaient à des concerts de hardcore, d’autres à des concerts de hip-hop. On avait envie d’apporter les cultures des différentes scènes sans se cloisonner dans un style. L’important c’est de garder l’esprit indé », explique Léo. Le Fauchage Collectif, qui compte plus d’une dizaine de membres actifs, s’est d’abord articulé autour du groupe Pincesse Näpalm dans lequel jouent Leo et Matteo, membres fondateurs de l’asso, mais aussi d’autres groupes d’amis comme Tromblon ou Black Scoumoune. « On a fait pas mal de co-productions, notamment avec Sick My Duck avec qui on a organisé des soirées surf. Tu partages les risques financiers et potentiellement les bénéfices. Ça fait du bien de ne pas être seul en cas de galère. On en fait une avec les Fuzzo Raptors en Août. La synchro à Paris entre assos marche beaucoup avec MetaKiwi où on essaie de ne pas se doubler sur les dates de concerts. Il y a une vraie cohésion entre nous tous à Paris, on n’est pas dans la compétition », affirme Léo.

Pour Louis, fondateur de Third Coming Records, son statut d’asso « post-punk » est arrivée un peu malgré lui, en faisant jouer ses amis très actifs dans cette scène. Cet aspect ne représente finalement que la moitié de son catalogue d’artistes. Il raconte : « J’admire beaucoup les labels qui rongent une esthétique jusqu’à l’os, mais je deviendrais complètement fou si ça devenait le cas pour Third Coming. J’ai toujours eu des goûts très éclectiques et j’ai envie de les exprimer via le label. Le label américain Sacred Bones a par exemple été, et est toujours, une énorme source d’inspiration pour moi dans leur démarche de signer des artistes très différents les uns des autres ».

De gauche à droite : Amelia Ryan, Vade Retro, INNiPùkINN

On fera toujours des soirées DIY et underground car c’est l’essence même de notre asso, on veut avant tout faire découvrir des groupes, pas pour notre ambition personnelle ou notre portefeuille. – Logan

On peut légitimement se poser la question des avantages à assister à des concerts organisés par de petites assos plutôt que des gros concerts qui font jouer des groupes plus établis. Le prix est un critère important que mettent en avant la plupart des orgas parisiennes. La place ne dépasse, en général, jamais les huit ou dix euros, ce qui laisse une marge d’erreur au public qui ne connaît pas forcément les groupes avant de payer son entrée. « C’est important pour nous, on demande souvent aux gens comment ils trouvent le prix. On veut que les gens apprécient et soient curieux », affirme Maeva de Fuzzo Raptors. « Le leitmotiv de notre orga c’est proposer des line-ups super cohérents avec des groupes de qualité, à petits prix. Dès qu’on a du benef’, on se garde que dalle et on répartit sur les cachets des groupes », ajoute Clément.

Proposer un concert à petit prix implique de choisir la bonne salle. Pour Reste en Chien, organiser un concert à l’Espace B, haut lieu des concerts underground et du couscous dominical, est souvent hors de question puisque la salle prend 30% sur les entrées réalisées. « Même si ce sont des bonnes salles et qu’ils mettent à disposition catering, ingé son et loge, si on n’est pas sûrs de ramener du monde, on préfère éviter le risque », confie Ozzy.

Le risque, Pierre de Pied de Biche le connaît bien. À travers son asso, il a connu des moments de joie mais aussi des galères : « Ce n’était pas facile au début, j’organisais les concerts dans des petits bars comme la Bricole à Clignancourt, limité par le bruit. Ça donnait des concerts presque acoustiques pour des groupes de rock ou de noise… ça craint. J’étais sans arrêt confronté à la pression du rendement des tauliers, des cachets pour les groupes, de l’hébergement, des premières parties à trouver, des graphismes, des réseaux à créer, de la com et toujours de la com, tout ça quatre fois par mois, autant dire une véritable volonté d’en découdre. »

Pour Karim d’Veux Tu en V’la, asso qui organise la plupart de ses concerts au Cirque Electrique, « On est tous bénévoles et on en est fiers ! On publie deux fois par an nos comptes en toute transparence pour tous ceux qui nous suivent, une manière de les rassurer et de les impressionner à la fois avec de gros chiffres. » L’asso a à cœur de rendre totalement accessibles toutes ses soirées, proposant souvent des concerts à prix libre ou à cinq euros. « On ne veut surtout pas qu’une personne ne vienne pas prendre sa claque avec un super groupe parce qu’il n’a pas de thunes. Du coup ça limite certains groupes qui demandent de trop gros cachets », ajoute Karim.

De gauche à droite : Antoine Mahé, Thomas Dezellus, INNiPùkINN

Au delà du prix, ce que vient chercher le public à ces concerts c’est surtout une ambiance conviviale. Il y a, souvent, un vrai échange qui se fait entre organisateurs et spectateurs qui partagent la volonté de cultiver et soutenir une scène musicale locale. « Je bookerai toujours des groupes émergents dans des petites salles. Je trouve ces concerts souvent plus enrichissants pour ses acteurs que les événements plus importants en termes d’affluence. Une intimité se crée vraiment entre le public, le promoteur et les groupes. Pouvant même découler sur une signature sur le label comme c’est arrivé pour Bleib Modern ! », affirme Louis de Third Coming Records. Le Fauchage Collectif mise sur une ambiance festive et décalée où asso et public se mêlent dans des pogos frénétiques. « Ça me rendrait triste qu’un jour, quelqu’un vienne me dire qu’il s’est fait chier à une soirée Fauchage », affirme Léa. Le collectif se positionne comme une famille de copains avec ses habitudes et ses blagues récurrentes, sans exclure pour autant le public. « Si vous venez souvent aux soirées Fauchage, vous allez commencer à avoir des tics de langage », plaisante Léa.

Une belle affiche, ça donne envie de découvrir ce qui se cache derrière. C’est donc un aspect de la communication et aussi une portée artistique. L’ensemble concert + flyer forme un tout bien propre au DIY. – Karim

C’est bien beau d’organiser des concerts mais encore faut-il ramener du public, et c’est une tâche périlleuse, surtout pour les petites assos qui débutent dans le milieu. Bien évidemment, Facebook s’impose comme le choix numéro un en termes de promo. Facile et rapide, c’est le meilleur moyen de toucher un public large, qui prévoit souvent ses soirées en fonction des évènements créés sur le réseau social. Louis est lucide : « J’imprimais des affiches au début mais aujourd’hui les réseaux sociaux et le bouche à oreille sont tellement importants que l’énergie, l’argent et surtout le temps dépensé à les faire imprimer puis aller les distribuer me paraît complètement inutile. Je comprends la démarche mais pour moi elle s’apparente plus à celle d’un chien qui va pisser dans tous les coins pour marquer son territoire. Je n’ai simplement plus le temps pour ça. »

De gauche à droite : Louis Legris, Aurélien Renard, Jo Riou et Carole Portet

Pour certains, les affiches et prospectus physiques ont encore leur charme : « Une fois, on a foutu des flyers au Père Lachaise dans des caveaux et dans les Catacombes. Un soir un mec qui était venu à notre concert nous a dit qu’il avait trouvé le tract dans les catacombes, on ne s’y attendait pas du tout. C’est drôle de semer l’info dans des milieux totalement underground. On en distribue aussi dans des disquaires comme le Souffle Continu ou Music Fear Satan », raconte Ozzy de Reste en Chien.

Pour se faire remarquer et donner envie, le choix d’un bon graphiste est important. « Sans partir dans de grands plans de com’ car on s’en fout, avoir un beau logo et de belles affiches identifiables c’est super important. Chez nous on a la chance d’avoir Thom au sein même de l’asso qui s’occupe de tout ça et avec brio ! Nos affiches se suivent et forment un seul voyage à travers un portail qui te guiderait entre différents espace-temps ! », explique Logan de l’asso Hidden Frequencies, spécialisée dans le rock psyché et le garage.

Au delà de faire connaître des groupes, organiser des concerts est aussi une occasion de mettre en avant des illustrateurs et graphistes qui débutent et méritent davantage de visibilité. « On a bossé avec la Raclée, une copine à nous qui fait du graphisme. On a essayé de lui faire pas mal de pub, elle avait un stand au premier concert où elle vendait des affiches et des projets perso. La deuxième fois c’était avec Jo Riou qui est plus connu et qui officie dans Below the Sun. Le problème c’est que si on ne travaille qu’avec Jo Riou on aura la même identité que Below the Sun. C’est lui qui a fait notre logo par exemple. On avait à cœur de proposer deux identités visuelles différentes, étant donné qu’on ne propose pas les mêmes soirées », raconte Maeva de Fuzzo Raptors.

Badbad à une soirée en Veux Tu en V’la © Donatien

La tête d’affiche va attirer du public pour des groupes moins connus. Je suis content qu’on ai pu faire jouer d’excellents groupes de cette manière : Cheapster, Guadal Tejaz, Abschaum, Is Bliss, Blue Crime, Phoenician Drive, Servo, Spectral Orgasm… – Logan

Le but premier de ces assos est de faire découvrir des groupes que les gens n’auraient jamais eu l’occasion de voir en live dans d’autres circonstances. Cependant, il arrive parfois que certaines orgas fassent jouer de gros groupes au rayonnement international, profitant de la notoriété de ces têtes d’affiches pour proposer des artistes moins connu en première partie. C’est le cas de Fuzzo Raptors qui ont permis à des groupes comme les Necromancers de se faire connaître. « Ils sortaient de nulle-part. Au premier concert les gens ont adoré, ça leur a apporté un nombre de likes incroyable et donc les faire revenir n’a pas été problématique étant donné que les gens les ont suivi », explique Maeva. « C’est très drôle parce qu’avec les Necromancers on a fait deux sold-out. Ce qui fait plaisir, c’est que sur les premières parties on essaye de donner des chances à des groupes pas très connus. La deuxième fois qu’on a fait jouer les Necros, aux entrées c’est eux qu’on demandait », ajoute Clément.

Louis de Third Coming Records, est, pour sa part, fier d’avoir fait jouer plusieurs fois les Pardans, même si leur premier concert n’a pas ramené le public escompté : « La première fois qu’ils sont venus jouer à Paris, on a fait le seul véritable bide de l’histoire du label et ce malgré les retours excellents de leur album dans la presse française. Je ne me rappelle plus du nombre d’entrées payantes exact mais on était autour de la dizaine. J’ai perdu 400€ mais le concert était dément et tous les gens présents ont pris une grosse claque et ont quasiment tous acheté le disque. »

The Telescopes à une soirée Hidden Frequencies

S’assurer d’une cohérence dans le choix des premières parties est crucial, puisqu’elle doit faire plaisir au public tout en le déroutant un peu. « Ça peut devenir un casse-tête chinois alors je dirais qu’on fait comme on peut tout en essayant de rester qualitatif car toutes les musiques sont bonnes si elles sont bien faites », explique Pierre de Pied de Biche, qui redoute qu’un groupe se retrouve à jouer devant dix personnes pendant que les soixante autres fument une clope dehors.

Si certaines assos commencent à se faire un nom à Paris, elles n’ont pas la folie des grandeurs. « J’espère vraiment que dans dix ans je bookerai toujours des groupes avec deux-cents likes sur Facebook à La Mécanique Ondulatoire, ma salle de coeur », confie Louis.

Exit International à une soirée En Veux Tu En V’la © Donatien

Si vous en doutiez encore, la scène musicale underground parisienne est bel et bien en vie, portée par des mélomanes exigeants qui n’ont pas peur de prendre des risques et pour qui concerts riment avec camaraderie et bières pas chères. C’est en poussant la porte du Cirque Electrique, de la Comedia Michelet, de l’Espace B ou de l’Olympic café que la magie s’opère et qu’on se dit que, quand même, la musique c’était mieux aujourd’hui.

Retrouve toute l’actu des assos citées ici :

En Veux Tu en V’la

Fauchage Collectif

Reste en Chien

Third Coming Records

Hidden Frequencies

Pied de Biche

Fuzzoraptors

Below the Sun

Agenda de leurs prochains concerts :

22/07 : Lord Humungus/Fatima/Die Süße Teufel @ Comedia Michelet – Fauchage Collectif

23/07 : Sasquatch/Coffin on Tyres/Goatfather/Montecharge @ Batofar – Below the Sun

26/07 : Dune Messiah/Spike Fuck @ Espace B – Third Coming Records

28/07 : Wildrenessking/Solbrud/Grieves/Rough Hands @ Olympic Café – En Veux Tu en V’la

16/08 : Cough/Monarch!/Witchthroat Serpent/Malemort @ Gibus – Fuzzo Raptors & Fauchage Collectif

Retrouvez toutes les interviews en intégralité ici :

INTERVIEWS-ASSOS-INTEGRAL

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