Hebdo Désinfo du 20 février 2017

L’Hebdo Désinfo revient après une petite pause d’une semaine sans aucune motivation précise. La sélection est toujours aussi vaste et nullement ciblée, de sorte de basculer aisément d’une vidéo de panda roux (espèce animale que j’ai découverte seulement cette semaine, bordel pourquoi personne ne m’avait prévenue avant ?) à une lettre d’amour au cinéma français.

LA VIDÉO ANIMALIÈRE

On commence fort cette semaine avec une vidéo qui vous mettra tout de suite de bonne humeur et vous donnera envie de sauver la nature autrement que par l’achat de produits Bio c’ Bon.

L’INSTANT MALAISE MODE

Que l’industrie de la mode soit gênante, c’est bien connu. Elle est gênante non seulement parce que c’est la deuxième industrie la plus polluante au monde – ou parce que l’intelligence de son propos est proche du vide froid et effrayant de mon frigo en ce moment –, mais surtout parce que des fois, des espèces d’intellectuels du milieu essaient de transformer la pub en patrimoine.

C’est ce qui se passe dans ce livre voulu par Bernard Arnault, boss de LVMH, dans lequel des écrivains sûrement très bien nourris par la maison Dior tentent, en 2017, de faire de la poésie autour d’un sac en peau de crocodile (et ce, sans ironie). Je ne sais pas, c’est comme si vous trouviez romantique quelqu’un qui vous rote dessus, ivre, en soirée, après avoir englouti du Ricard et une bonne tartine de rillettes. Autrement dit, c’est dégueulasse.

Il faudra s’y habituer : Gallimard, Dior et Carrefour sont désormais dans la même famille, ce qui permet de mélanger du Simone de Beauvoir à de la bouffe grande surface en passant par le rayon parfums de Sephora.

C’est le prix à payer quand on laisse la littérature entre les mains des blogueurs mode et la haute couture entre celles des banquiers.

Je vous recommande donc cette belle chronique d’Audrey Vernon sur le sujet.

LA RÉACTION AU LIVRE CI-DESSUS

La vision du monde que je voudrais.

UNE LECTURE REPOSANTE

Première personne est le livre qui vous permettra de vous sentir plus proches de Vlad que jamais à travers des entretiens inédits.

Si comme moi vous êtes légèrement angoissés par le personnage, ce livre va vous aider à relativiser et à arrêter de paniquer à l’idée d’être en Europe, pris en sandwich entre Trump et son ami russe.

NOUVEL ÉPISODE DE BAD ET CHUCHOTEMENT INTENSIF. LE CINÉMA FRANÇAIS PROMET

J’aime le cinéma français et c’est même l’une des raisons qui m’ont conduite à émigrer en terre gauloise. Mon idylle avec la France étant terminée, je rentre désormais dans la phase « toi aussi tu dois râler putain, sinon t’es pas dans le game ».

Donc j’y vais, j’ose m’attaquer à ce monstre sacré qu’est le César en vous offrant quelques minutes de pur bonheur avec les jeunes espoirs de notre cinéma hexagonal.

Alors voilà, les chuchotements francophones ont fini par me gaver, car si avant je ne pigeais rien puisqu’étrangère, maintenant cela me frustre de ne toujours pas piger ce qu’ils disent, même après tant d’efforts accomplis pour apprendre la langue de Molière.

Je me demande aussi à quel moment une bande de fémisards en K-way, col roulé et jupe longue se retrouve à faire du foot dans un jardin parisien en plein automne, le vent soufflant doucement et agitant le feuillage doré au rythme de leur pathos.

D’une part, je ne sais pas si ces gens ont déjà fait du foot, mais diantre : normalement, on est censé transpirer. D’autre part, est-il nécessaire de nous faire part des pensées les plus intimes et tourmentées de ces jeunes promesses, ces nouveaux dieux du bad, ces jeunes pousses d’épinards encore vierges ? Est-ce que cela ne finit pas par devenir un peu oppressant ?

J’ai cru intensément qu’il s’agissait d’une auto-parodie et j’attendais impatiemment le moment où Lily-Rose Depp allait murmurer « J’aime faire caca » d’une voix monocorde.

Cela n’est pas arrivé, alors j’ai saisi que c’était en fait sérieux. Hélas, je n’avais rien compris, on s’en fout du vrai foot urbain avec des bons crachas et des « fils de pute » à tout va. L’idée, c’est le concept du foot érigé en métaphore de la scène, véritable maîtresse du jeu, entraînant avec elle les passions les plus folles de ces ardents étalons de la caméra.

EN EXCLU, LES IMAGES AYANT INSPIRÉ LE TEASER CI-DESSUS

image_pdf
Spread the love !
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
More from Costanza Spina

Chouette. Rock garage, surf, psyché. Testostérone et amitié

Sélectionnés pour les festivals de Binic et du Pont du rock (Malestroit)...
En savoir plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *