All We Are signent un retour vigoureux avec leur deuxième album « Sunny Hills »

Deux ans après la sortie de leur premier album éponyme, All We Are sont de retour avec Sunny Hills, un disque rock empreint d’un sentiment de tension et d’urgence, et véhiculant une certaine idée de la résistance. L’occasion pour nous de poser quelques questions à Rich O’Flynn, batteur au sein du trio.

Manifesto XXI – Tout d’abord, je voulais savoir pourquoi vous aviez choisi ce titre, Sunny Hills, qui contraste pas mal avec l’ambiance un peu tendue du moment ? 

Rich O’Flynn : C’est un titre ironique, bien sûr, car l’album a été conçu dans un endroit sombre et est plutôt intense. L’année dernière, on s’est retrouvés à composer dans une sorte d’entrepôt punk, on a abandonné toutes les chansons qu’on avait et on a recommencé à zéro. C’est ce son que l’on peut entendre sur le disque, et la rue où se trouvait cet entrepôt s’appelait « Sunny Hills ».

Quelle était l’idée ou le concept-clé de ce nouvel album ? 

Pour nous, il s’agit d’un album très particulier, qui émerge d’endroits angoissants, d’une certaine intensité qui nous habite, donc on s’est contentés d’être honnêtes, en fait. Cet album parle de ces émotions, les expulse dans une forme de catharsis, un grand souffle d’énergie. Cela se ressent particulièrement en live.

All We Are

Où, avec qui et comment avez-vous enregistré ce disque ? 

On l’a enregistré dans un studio à Manchester, dans un endroit peu commun, avec du matériel original. On a travaillé avec un producteur qui s’appelle Kwes. C’est quelqu’un de super, de très talentueux, on est très contents du résultat.

Comment analysez-vous votre évolution entre le premier et le second album ? 

Le premier est très beau, langoureux, doux… Alors qu’avec ce second disque, on a simplement voulu quelque chose d’honnête, de direct, d’intense. On pensait beaucoup au live aussi, en composant les morceaux.

Sur votre page Facebook, vous expliquez la signification de votre artwork, pourquoi était-il si important pour vous d’inclure cette idée de résistance ? 

Ce n’est pas un disque politique, mais notre état d’esprit ou anxiété personnelle sont évidemment affectés par ce qui se passe autour de nous. On voulait simplement faire du bruit et faire réagir les gens. Par exemple, quand on a été en France et en Allemagne pour la promo, on en est beaucoup venus à parler politique, ce qui n’est pas du tout le cœur de l’album. Mais je pense que c’est le but, de faire en sorte que les gens parlent, s’impliquent. C’était important pour nous de faire ressortir cette idée de résistance.

All We Are

Il me semble que vous êtes originaires de pays différents ; qu’est-ce que cela a pu apporter à votre travail et à votre art, à une heure où l’on débat beaucoup de la fermeture les frontières ? 

Ça fait déjà un moment qu’on vit à Liverpool, et on a toujours été de bons amis. On s’est toujours plus considérés comme Européens qu’Anglais. Le Brexit nous a un peu pris ça, ce qui génère chez nous un sentiment horrible et triste.

Évidemment, l’Europe a de bons et de mauvais aspects ; mais au bout du compte, l’Europe reste un projet très noble, qui maintient les gens unis, et l’idée de libre circulation et de libres frontières est une chose positive. Donc on a tous les trois été affectés par la nouvelle du Brexit, et je pense que ça se retrouve dans notre musique. Mais Liverpool est un endroit fabuleux, très ouvert, multiculturel, c’est notre maison et on se sent bien ici.

Trouvez-vous la scène musicale stimulante à Liverpool ? 

Oui, c’est très agréable, et Liverpool est plutôt une petite ville, finalement. Tout le monde se connaît, la scène musicale est très vivante mais assez restreinte. On s’entraide, les gens s’investissent tout le temps, et c’est une très bonne chose, c’est très inspirant.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ? 

Maintenant que l’album est sorti, on a très envie de faire du live. On fait une tournée européenne. On veut partir d’ici pour aller offrir notre musique en live aux gens. Il nous semble que notre musique a plus de force en live, donc on est très impatients.

Quel est le show que vous attendez le plus cette année ? 

Cette année, notre plus grosse date est Glastonbury, on est très heureux de jouer là-bas et on a hâte !

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