5 questions à Céline Sallette

© Jean-Claude Lother / Haut et Court / Canal+

Lors de la 29e édition du festival Premiers Plans d’Angers, nous avons assisté à l’avant-première du premier long-métrage de Nicolas Silhol, Corporate, un thriller dramatique dans lequel Céline Sallete campe une responsable des ressources humaines aux mains de fer. À l’issue de la séance, nous en avons profité pour rencontrer la talentueuse actrice et lui poser cinq questions.

Manifesto XXI – Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours, avez-vous toujours été intéressée par le cinéma ?

Céline Sallette : J’ai commencé le théâtre à quatorze ans, et je savais que j’avais découvert une chose qui me fascinerait pendant longtemps, c’est-à-dire un espace dans lequel on raconte des histoires et où on peut tout être. Quand j’ai commencé, je savais que je ne m’arrêterais pas. J’ai fait beaucoup de théâtre ; après, je suis montée à Paris où j’ai passé le Conservatoire. J’ai fait mon premier film quand j’avais 25 ans, c’était Meurtrières de Patrick Grandperret qui a été sélectionné à Un Certain Regard à Cannes, en 2006. Ça a été mon premier grand rôle. Et puis, à force de faire de petites choses par la suite, j’en ai fait de plus grandes. Et ainsi de suite. On ne peut pas qualifier ce parcours de fulgurant… Ça s’est plutôt fait petit à petit.

Tandis que dans Les Revenants, vous êtes une héroïne vertueuse qui subit la situation, dans Corporate vous incarnez un personnage presque méchant et dur, mais avec lequel on se laisse emporter et pour lequel on a de l’empathie.

C’est la chance d’avoir des rôles différents. Moi, je sais que je peux jouer l’un et l’autre, mais si quelqu’un ne le voit pas en moi, ou si quelqu’un ne me l’offre pas comme cadeau, je ne peux pas m’exprimer.

En même temps, vous ne semblez pas être une actrice cataloguée pour un rôle particulier. 

C’est vrai, cependant j’ai quand même une base qui est toujours la même, mais ça commence à vraiment s’agrandir.

Votre rapport au plateau a-t-il évolué depuis vos débuts ?

Oui, carrément. C’est une très grande joie de jouer. J’arrive de plus en plus à être dans ma joie, à faire confiance, à me dire que si l’on n’y arrive pas, on va trouver une solution. J’ai de moins en moins peur.

Maintenez-vous toujours un équilibre entre théâtre et cinéma ?

Je fais moins de théâtre, mais on verra, j’espère que j’en referai. C’était un grand moment de ma vie.

***

Propos recueillis par Yann Pichot et Lisha Pu.

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